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Haute Ville: Kianja Masoandro achevé à l’aube de la Fête nationale

Haute Ville: Kianja Masoandro achevé à l’aube  de la Fête nationale

Le soleil se lève au sud-est de l’enceinte du Rova. D’un commun accord, le comité scientifique et la cellule technique soutiennent et saluent le projet de construction du « Kianja Masoandro », qui avance à grands pas. 

Le lancement d’une pétition qui réclame l’arrêt des travaux et la démolition du bâtiment a ravivé, cette semaine, le sensible dé­bat autour de ce patrimoine national en chantier depuis bientôt trois décennies. La ministre de la Communi­cation et de la culture, accom­pagnée de muséologues, d’historiens et de conservateurs qui composent le comité scientifique, a constaté de visu, hier, l’état d’avancement des travaux de réhabilitation et de construction de ce patrimoine national.
Située au sud-est de l’enceinte du Rova, l’arène dis­pose d’une capacité d’accueil de 400 personnes, pour une superficie de 700 m2. Historiquement, à cet emp­la­cement devait être construit le palais Masoandro dessiné pour Ranavalona III, par l’architecte Rigaud en 1890. Avec l’arrivée des colons, le palais n’a jamais été construit. « Il n’y a aucun empiètement sur des monuments ayant existé. Le Kianja Masoandro est surélevé sur les fondations mêmes de l’ancien palais Ma­soandro. Les structures respectent les normes de construc­tion », ont fait savoir les scientifiques.
D’ailleurs, celui-ci ne cons­titue en aucun cas le premier monument, bâtisse ou ins­tallation construit après la période royale à Anatirova puisqu’il y a déjà eu la piscine construite par les colons et qui a servi à la retenue d’eau, la stèle avec la pirogue comportant les noms des premiers évangélistes et mise en place par un autre ministère à l’époque et, cela ne fait même pas 10 ans, la stèle érigée devant le temple.
En ce qui concerne la ré­sistance du théâtre aux aléas naturels, une étude géotechnique a été réalisée de ma­nière à assurer que la fondation puisse supporter les risques d’affaissement. Cette arène va accueillir un spectacle historique permanent et évolutif, composé de pièces de théâtre, ciné scènes, sons et lumières, comme il est d’usage dans les lieux historiques internationaux. L’objec­tif essentiel est de faire con­naître l’histoire de Madagas­car.

Les grosses œuvres « achevées à 90% »

A un mois de la fin du chantier du Rova d’Antana­narivo, les perspectives sont encourageantes. A en croire l’équipe d’architectes sur place, les travaux affichent un taux de réalisation d’environ 90 %, et devraient être achevés dans le délai im­parti. « Tous les travaux de réhabilitation et de construction dans le Rova sont financés sur fonds propres de l’Etat malagasy, selon la décision du président de la République, afin de défendre notre souveraineté sur ce site historique ô combien symbolique, décision qui prend tout son sens en cette veille de la célébration du 60e anniversaire du retour de l’Indépen­dance de Madagascar », pré­cise la ministre Lalatiana Rakotondrazafy Andriaton­ga­­rivo.
De mémoire, la Haute Ville d’Antananarivo est ins­crite à la « Liste indicative de Madagascar auprès de l’Unesco » au patrimoine mondial de l’humanité depuis le mois de février 2016. « Il faut préciser que c’est la Haute Ville qui a été proposée à l’inscription au patrimoine mondial et non pas le Rova en tant que tel, bien qu’il fasse partie intégrante du site en question. Qui plus est, plusieurs bâtiments modernes ont été érigés dans ses environs, des constructions qui ne correspondent plus au paysage architectural de la Haute Ville d’antan », a-t-elle ajouté.
Le comité scientifique et la cellule technique veillent à ce que les travaux de grosses œuvres se déroulent dans le respect des cahiers des charges, dans le souci de garantir les exigences de similitude aussi bien de la structure en soi que des matériaux utilisés. Un comité technique a déjà tenu deux réunions, en juin 2019 pour leur présenter une première fois le projet et le 9 août 2019 pour leur présenter le plan détaillé du projet.
Bref, rien n’a été occulté tout au long du processus, et tout le monde aurait pu ou dû consulter librement les plans, ainsi que tous les te­nants et aboutissants des projets dès l’ouverture des appels d’offres.

Joachin Michaël

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