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Secteur tourisme: Cri de détresse des opérateurs

Secteur tourisme: Cri de détresse des opérateurs

40.000 emplois directs et plus de 300.000 emplois indirects, faisant vivre plus 1,5 million de Malagasy, sont en péril. Les entreprises du tourisme connaissent 1.900 milliards ariary de perte en chiffre d’affaires et les entreprises indirectes, 800 milliards ariary. Un manque à gagner d’au moins 620 millions USD est enregistré sur l’année 2020… Ces chiffres ont été livrés, mercredi, par les opérateurs membres de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM) pour rappeler à quel point le secteur du tourisme est le plus sinistré à cause de la pandémie de Covid-19. Ils attendent ainsi les réponses de l’Etat.

Les acteurs du tourisme ont cessé leurs activités depuis près de trois mois. Et selon Patrick Raoult, Président du conseil d’administration (PCA) de la CTM, «Tous les opérateurs, em­ployés, agences de voyages, guides touristiques, tours opérateurs, hôteliers, restaurants, compagnies aériennes, responsables des infrastructures aéroportuaires, trans­porteurs… n’ont plus de rentrées d’argent alors que leurs charges (eau, électricité…) sont de plus en plus lourdes».
A part les opérateurs et acteurs du tourisme, plus de 1,5 million de personnes qui en dépendent, subissent les méfaits de la crise sanitaire qui tend à se transformer en crise sociale. «Les activités de plus de 2.000 guides touristiques sont en arrêt. La majorité d’entre eux vivent autour des aires protégées. Plus de 10.000 personnes dépendent d’eux et de leurs activités, or leur trésorerie est désormais vide. Rien
ne marche actuellement. La machine est entièrement bloquée (…)», a déploré Ma­nitra Randriambololona, président de la Fédération nationale des guides.
Mesures sociales d’urgence

Certes, des concertations se tiennent sans cesse avec le ministère en charge du Tourisme et l’une des solutions proposées est la promotion du tourisme domestique. Or dans l’attente de cette relance, la CTM et ses membres sollicitent des «mesures sociales d’urgence» pour payer les salariés d’ici la fin du mois afin d’éviter le chômage technique. A noter que cette confédération se fixe comme challenge de préserver les emplois y afférents.
«Nous souhaitons con­naître les réponses de l’Etat à nos demandes. Nous souhaitons vous faire part de la situation mondiale de notre secteur et celle des acteurs du tourisme face à cette crise. Nous voulons converger avec l’Etat sur des solutions pérennes. D’ici le mois de juillet ou août, nous souhaitons que les frontières s’ouvrent et que le tourisme reprenne les routes(…)», a conclu Patrick Raoult.

Arh.

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