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Chronique: phase critique

Ayant adopté juste à temps les mesures destinées à faire barrage à une propagation violente du coronavirus, on subit actuellement les conséquences d’un contre-coup. Ne pouvant paralyser plus que de possible les activités au risque d’étrangler le pays, on se trouve dans l’obligation de relâcher du lest concernant les dispositions drastiques adoptées au début même si le déconfinement coïncide avec la période où le virus semble accélérer la vitesse de contamination. Peut-être que considéré d’un point de vue théorique cette stratégie se défend, cependant les réalités apparentes donnent du grain à moudre aux critiques : une croissance spectaculaire du nombre des personnes contaminées en rapport à la période précédente, les premiers décès enregistrés pour cause de la Covid-19. Déplorer cette situation ne suffit ni à démontrer ni à convaincre de l’erreur d’une stratégie qui anticipe sur la propagation du virus et qui adopte en conséquence des mesures pour contenir les virulences connues de la propagation de celui-ci.

Pour accompagner un déconfinement partiel, le pouvoir a édicté de nouvelles obligations afin d’assurer à chacun une meilleure protection :  dans le phénomène du coronavirus il est une connaissance acquise, la protection individuelle porte des effets directs bénéfiques à la protection du groupe et réciproquement. La sensibilisation se devait d’être intensifié pour que le desserrement de certaines mesures ne signifie dans l’esprit du public ni fin de la présence de l’ennemi ni occasion de baisser la garde, au contraire les nouvelles obligations tel le port du masque auraient dû éveiller la prudence de la population. Tel n’est pas le cas, comme tout le monde les autorités l’ont constaté et de ce fait ont élevé le ton en annonçant une surveillance plus stricte à propos de l’application des mesures arrêtées et des sanctions sévères à l’encontre des contrevenants et autres délinquants ayant commis une faute contre le «code de bonne conduite en période d’urgence». Il n’est pas inutile de rappeler à l’esprit de chacun la gravité de cette période. À voir la foule évoluer dans les activités du quotidien, on a parfois l’impression que les gens ne prennent pas en conscience la gravité qui a dicté l’urgence. Dans ce sens, on dirait bien que les polémistes ont oublié de balayer devant leur porte, alors qu’en considération de cette insouciance d’une bonne partie de la population, insouciance qu’expliquent sans nécessairement la justifier d’autres soucis pour d’autres difficultés, le minimum de la part de ces gens qui prétendent répondre à des responsabilités élevées serait de ne pas en rajouter et de ne pas servir d’excuses ineptes à des comportements irresponsables.

Léo Raz

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