Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Madagascar il y a 100 ans

Simple calcul (2)

(Suite et fin.)

Non pas, c’est une idée qui est venue à quelqu’un, comme cela, un beau matin en entendant chan… non, mugir quelque vieux bœuf en attente d’abattoir. Pourquoi ? Parce qu’en France, où on ne connaît pas un traître mot des conditions de l’élevage à Madagascar on dira : « On veille là-bas à la conservation du cheptel bovin, pour tenir prête à toute éventualité cette réserve inépuisable de… », etc., etc.

Pour conserver le cheptel, décidez-vous donc à assurer la création du service vétérinaire pourvu des moyens d’assurer son bon fonctionnement par du personnel, en donnant à ce personnel des moyens de transport rapides et en le dotant de laboratoires.

Grâce aux rapports fournis sur cette question, on a pu dire à la Chambre – M. Deschamps, aujourd’hui sous-secrétaire d’État – que le service vétérinaire était admirablement organisé à Madagascar, et je vois encore d’ici l’étonnement profond de députés que la question intéresse quand, l’an dernier, il me fut donné de leur démontrer, documents à l’appui, que, à peu de chose près, service vétérinaire n’existait que de nom !

Où en est le projet d’école vétérinaire ? Qu’y a-t-il de prêt, que fait-on pour assurer sa création rapide ? La réponse est facile. Rien ! La faute n’en est pas imputable au chef de service, c’est notoire.

Et puis, pour conserver le bétail, pour éviter qu’on ne continue à massacrer des bœufs pour la peau, c’est le cas de le dire, réorganisez donc la garde, désorganisée en vue de son remplacement par des éléments que l’on vous a nettement refusés.

Assurez donc la surveillance en brousse, surveillance fortement relâchée, cause de vols de bœufs de plus en plus nombreux. Quant à la réserve de trois hectares qui hante l’esprit bienveillant d’un membre éminent sans doute de la Société Protectrice des animaux qui ne souffrent pas, laissez-la donc cette idée, qui n’a rien de génial, dormir dans les verts cartons, ornement de vos bureaux, elle s’y trouvera en bonne compagnie. Ainsi soit-il !

Un Colon.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

Les commentaires sont fermées.