Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Baisse de rentrée de devises : le coronavirus affaiblit l’ariary

Baisse de rentrée de devises : le coronavirus affaiblit l’ariary

La valeur de l’ariary face à l’euro tend à se déprécier depuis le mois de mars. Selon les économistes, cette situation s’explique par la baisse de rentrée de devises, liée à l’arrêt du secteur du tourisme et au rapatriement de capitaux par les investisseurs. 

La dépréciation de l’ariary constatée ces derniers mois est une évidence, selon les économistes malagasy en raison du ra­len­tissement ou même de l’arrêt de nombreuses activités économiques à Madagas­car et au niveau mondial. D’après les cours de réfé­rence de la Banky foiben’i Madagascar (BFM), un euro équivaut à 4139 ariary en
ce moment et le cours de l’euro oscille autour de 4100 ariary depuis maintenant un mois.
« Le tourisme est l’une des principales sources de devises
à Madagascar. Cependant, ce secteur est complètement à l’arrêt aujourd’hui. Ce qui expli­que en partie cette perte de la valeur de la monnaie nationale. Cette tendance se poursuivra, même si les mesures de confi­nement sont levées, car il y aura encore une certaine appréhension des touristes à voyager à l’étranger », a expliqué Vololo­nirina Rakotobe, membre de la plateforme Cercle de réflexion des économistes de Madagascar (Crem).
Selon les chiffres de l’Eco­nomic development board of Madagascar (EDBM), la recette annuelle du tourisme à Madagascar s’élève à 748, 29 millions de dollars. Le secteur contribue à hauteur de 13% du PIB national.

Rapatriement des capitaux

Par ailleurs, Vololonirina Rakotobe avance également la tendance de rapatriement des capitaux des investisseurs étrangers présents à Madagascar, en cette situation de crise mondiale. Selon ses dires, « Les investisseurs étrangers et les firmes multinationales présents à Madagascar font également face à d’importantes difficultés en cette période. Il est possible qu’ils mobilisent les capitaux utilisés ici pour amortir les chocs de la crise dans leur pays respectif. Ce qui signifie une sortie de devises pour Madagascar ».
Cette économiste estime toutefois que la monnaie nationale pourrait reprendre légèrement de la valeur durant le second semestre de l’année 2020 avec la ré­colte des produits de rente, tels que la vanille, le cacao et le poivre, qui représentent d’importants revenus dans le secteur des exportations à Madagascar. « Il faudrait toutefois maîtriser les importations », a-t-elle précisé.

R.R.

Les commentaires sont fermées.