Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Dossier sur les Iles malagasy: l’ambassadeur de France convoqué

Dossier sur les Iles malagasy: l’ambassadeur de France convoqué

Le chef de la diplomatie malagasy a convoqué l’ambassadeur de France,  hier à Anosy. En fait, la partie malagasy s’oppose fermement à la décision de la France de créer une « Réserve naturelle nationale » sur l’archipel des Glorieuses.

Rebondissement dans le différend entre Ma­­dagascar et la France autour des Iles malagasy. Le ministre des Affaires étrangères, Liva Tehindra­zanarivelo a « convoqué », hier l’ambassadeur de France, Christophe Bouchard. A l’issue d’une discussion d’une vingtaine de minutes, le chef de la diplomatie malagasy s’est exprimé devant les journalistes pour faire part de l’opposition ferme de Ma­dagascar au projet du gouvernement de la Républi­que française de créer une « Réserve naturelle nationale » sur l’archipel des Glorieuses.

« Ce projet de l’Etat français est de nature arbitraire et non respectueuse du processus de négociation en cours entre les deux Etats sur la question des îles Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India et constitue une violation manifeste des Résolu­tions 34/91 et 35/123 de l’As­semblée générale des Nations Unies », détaille le ministre des Affaires étrangères.

En matière de diplomatie, la convocation d’un am­bassadeur fait partie des options adoptées par un Etat pour manifester son dé­saccord par rapport à un sujet particulier. Dans ce cas-ci, les res­ponsables étatiques malagasy expriment leur désapprobation devant cette démarche française. En effet, le projet du gouvernement français ne constitue ni plus ni moins qu’un acte de défiance envers Madagascar et va à l’encontre de l’engagement des deux parties « à poursuivre le dialogue dans un esprit positif », tel indiqué dans le Communiqué con­joint signé à Antananarivo le 18 novembre 2019.

Dans cette optique, par le biais du ministère des Affaires étrangères, l’Etat malagasy s’est dit fermement opposé au projet de création de cette réserve sur l’archipel ainsi qu’à tout autre acte unilatéral susceptible de porter at­teinte de manière directe ou indirecte au droit souverain de Madagascar sur ces îles. « Les discussions entre les deux parties devraient se poursuivre dans le cadre d’une négociation de bonne foi, cons­tructive et mutuellement res­pectueuse », conclut le communiqué.

Restitution et non cogestion

Le dossier des Iles mala­gasy est revenu sur le de­vant de la scène médiati­que depuis l’interview du président de la République, sur France 24 et RFI. A la question, « Plutôt la restitution ou plutôt un accord de cogestion avec la France ? », il avait alors répondu « Nous, on a réclamé la souveraineté de ces îles. Et on parle de restitution ». Quelques heures après, la France avait mis en ligne un projet de décret relatif à la création de la Réserve naturelle nationale sur l’archipel des Glo­rieu­ses par le truchement du ministère français de la Transition écologique et solidaire.

Composé de 42 articles, le projet de décret en question détaille, entre autres, les règles relatives à la protection du patrimoine naturel et culturel, les activités industrielles, commerciales et de loisir ou encore la circulation et les installations humaines sur les lieux.

Quoi qu’il en soit, jusqu’ ici, la partie malagasy mise sur la concrétisation de la résolution 34/91 adoptée le 12 décembre 1979 par l’As­semblée générale des Na­tions unies. Celle-ci « invite le Gouvernement français à entamer sans tarder des négociations avec le Gouverne­ment malgache en vue de la réintégration des îles précitées, qui ont été séparées arbitrairement de Madagascar » et « demande au Gouverne­ment français de rapporter les mesures portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de Madagascar et de s’abstenir d’en prendre d’autres qui auraient le même effet et pourraient affecter la recherche d’une solution juste au présent différend ».

J.P

Les commentaires sont fermées.