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Madagascar il y a 100 ans

Le mal dont souffre Madagascar

Le gouverneur général par intérim de Madagascar vient d’ordonner le recensement de la main-d’œuvre dans la Grande Île.

Les chefs de circonscription devront rechercher notamment le nombre d’indigènesemployés en permanence par la colonisation et par les services publics ; le nombre d’indigènes indispensables à l’agriculture ; le nombre de ceux qui sont assez robustes pour être employés sur les chantiers des travaux publics ; le nombre moyen de prisonniers de droit commun qui pourraient être employés aux travaux.

L’élaboration d’un programme de grands travaux exige en effet un inventaire préalable de ces disponibilités, car il importe avant tout de tenir compte des besoins permanents de l’agriculture et de la colonisation.

L’exécution de ces grandstravaux ne doit en aucun cas porter préjudice à l’essor économique de la colonie : ce serait aller à l’encontre du but que l’on se propose.

Et cette circulaire du gouverneur de la Grande Île fait ressortir le mal dont souffre notre belle et riche colonie de l’océan Indien, la pénurie de main-d’œuvre.

Chercher àaccroître la natalité chez les indigènes, s’efforcer de les immuniser contre la maladie, c’està la fois une bonne action et une bonne affaire. Mais les heureux résultats de cette politique indigénophile ne feront sentir que dansquelques lustres.

En attendant, il semble que l’on pourrait avec fruit s’attacher à remplacer le moteur humain par toutes les énergies naturelles qui existent à Madagascar comme partout. De timides essais pour capter une partie de l’énergie électrique de quelques cours d’eau ont été faits ; mais c’est la récupération méthodique de toutes les forces hydrauliques de la Grande Île qu’il faut entreprendre. Là où l’homme est rare, la fée électricité peut faire des merveilles. La machine actionnée par le moteur électrique vaut mieux qu’une armée de coolies. Elle travaille à meilleur compte, plus régulièrement, sa capacité de travail est infinie, et ne nécessite qu’une main-d’œuvre réduite et à peine spécialisée.

Enfin, n’est-il pas logique, dans un pays où la main-d’œuvre fait défaut et où l’on veut faire quelque chose, de se préoccuper d’abord de capter la source d’énergie qui peut remplacer la main-d’œuvre absente ?

Le Courrier colonial

www.bibliothequemalgache.com

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