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Quand le masque tombe !

Quand le masque tombe !

A un moment donné, l’évolution du bilan laissait espérer qu’il y avait une lueur au bout du tunnel et qu’à ce rythme, le covid-19 ne fera pas long feu. Parfois, en voyant le décompte macabre des morts dans les pays développés et la propagation fulgurante du virus en 24h seulement, nous nous sommes demandé si notre système immunitaire était vraiment boosté à bloc. Certes, le nombre de tests effectués est largement inférieur à celui d’autres pays, mais face à la contagiosité du virus, conjuguée au non-respect des gestes sanitaires, normalement, nos hôpitaux devaient être submergés.
Mais, car il y a toujours un mais. La donne a changé au début du déconfinement. On assiste à un net relâchement dans le respect des règles sanitaires et les contrôles des mesures à respecter. Alors que le combat commence à peine, on a baissé nos gardes.
La façon dont se déroule la distribution du « Tosika Fameno » dans plusieurs endroits d’Antananarivo et même dans les régions confinées, vous laisse sans voix. Difficile de trouver des termes alarmistes pour décrire ce rassemblement de foule en cette période de confinement partiel. Un véritable cheval de Troie qui peut répandre en un rien de temps le coronavirus. Le respect de la distanciation sociale, tout le monde s’en fout. Une attitude indifférente qui rend difficile la lutte qui s’annonce de longue haleine. Par-dessus tout, le port du masque est aléatoire.
Dans plusieurs quartiers en début de matinée, on a comme une impression que le déconfinement est terminé, même l’après-midi, des épiceries gardent leurs portes ouvertes. Les trottoirs sont encore bordés de marchands. Et pire, les habitants des localités longeant les routes préfèrent cogiter sur la devanture de leur maison, en attendant le début du couvre-feu. « Restez à la maison » reste un mot vain.
Après quatre semaines de lutte, des efforts et sacrifices consentis pour se débarrasser de ce virus, on enregistre, hier, 238 malades dont 8 nouveaux cas. L’infection est littéralement virale qui heureusement dans la majorité des cas, est latente et bénigne. L’essentiel pour l’heure est que Madagascar n’enregistre aucun mort.

Andry R.

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