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Consommation de viande: les gens n’achètent plus que des miettes

Consommation de viande: les gens n’achètent plus que des miettes

Face au contexte actuel, les bouchers déplorent la chute des ventes. Interview d’André Lova, un boucher d’Alakamisy Fenoarivo.

• Les Nouvelles : Com­ment les affaires vont-elles actuellement ?
– André Lova : De mal en pis. En plus de 20 ans de métier, c’est la première fois que je vois des clients qui n’achètent que par dizaines de grammes, l’équivalent de 500 à 1.000 ariary. Les gens ont réduit considérablement leurs achats. C’est juste pour avoir le goût selon leurs dires. Et à force de morceler la viande, j’enregistre des pertes.

• Pourquoi dites-vous cela ?
– Certes, on a enregistré une chute progressive de la vente ces dernières années, notamment depuis 2008 durant laquelle le kilo de porc a brusquement grimpé à 8.000 ariary contre 6.000 ariary l’année précédente. Mais le pire est arrivé depuis le début de ce confinement. Les ventes chutent jusqu’à plus de 60%. Concrètement, si je réussissais à vendre la moitié d’un porc auparavant, entre 30 et 40 kg, je peine actuellement à écouler 15 à 20 kg. Et encore, c’est uniquement en fin de semaine.

• Mais la population est touchée, elle aussi, par le confinement…
– Effectivement, le pouvoir d’achat des ménages s’est effrité à cause des hausses consécutives des prix de la viande. En 24 ans, si je ne parle que de la viande de porc, elle a connu une hausse de 9.600 ariary, soit 500 ariary par an en moyenne. Le confinement n’a fait qu’empirer la situation. Si cela continue, je crois que je vais changer d’activité.

Propos recueillis par Sera R.

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