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Madagascar il y a 100 ans

Deux mots

 

Faisant allusion à l’article « Mise au point » paru dans la Tribune du 13, notre confrère l’Indépendant écrit : « Nous avons peine à croire que le chef de la colonie ait, à plusieurs reprises, comme on l’affirme, dit son dédain pour la presse.

« Nous avons la prétention, ici, d’avoir toujours été modérés, de ne jamais avoir dépassé les limites de la critique permise et nous serions étonnés si on avait relevé dans les articles signés de notre journal un mot désobligeant. Nous reviendrons sur ce sujet. »

Mais nous aussi avons la prétention d’avoir été modérés toujours, d’avoir évité de créer des conflits. C’est pour cela que nous avons le droit de protester, même vivement, contre l’attitude du Gouverneur intérimaire, attitude qui justifie l’opposition de la presse, non à sa personne, mais à son administration.

Dira-t-on que nous avons exagéré ? Allons donc, mais un de nos amis, entrant à la résidence, reçut la confidence, toute fraîche, d’un fonctionnaire sortant du cabinet du Gouverneur.

Et vous-même, confrère, et vous le direz certainement, n’avez-vous pas été sans recueillir des échos de même nature ?

Nous contestons au Gouverneur le droit d’avoir cette attitude à l’égard de la presse, qui ne demande rien, qui ne sollicite rien du gouvernement que des informations pour ses lecteurs.

Nous disons que nous sommes mal gouvernés ou plutôt que nous ne le sommes pas du tout. C’est notre droit, nous ne disons là rien de malsonnant et n’injurions pas la vérité.

Que le gouvernement pense le contraire, nous n’avons pas à nous en étonner, regrettant seulement qu’il persévère dans sonerreur. Il n’était cependant pas bien difficile au gouvernement intérimaire de vivre en paix, nous faisant jouir du même bienfait. Est-ce que M. Cor a eu des difficultés de ce genre ?

Il est vrai qu’il n’a rien fait pour les créer, pas plus que M. Lepreux, pas plus que M. Thérond.

Nous n’entendons rien changer à la ligne de conduite qui a toujours été la nôtre. Nous avons, en somme, été provoqués tout comme la Chambre consultative de Tananarive le fut en son temps. Nous nous sommes bornés à répliquer, un point c’est tout.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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