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Madagascar il y a 100 ans

Le tabac

La régie française demande aux colonies de lui fournir des tabacs.

Mais quels tabacs ? La commission instituée à Madagascar pour s’occuper de la question, et qui ne compte dans son sein qu’un agent des services agricoles, nous renseignera à ce sujet, quand elle-même aura reçu la documentation qui lui fait actuellement défaut.

Les tabacs de Madagascar sont de qualités différentes, mais généralementbonnes. Dans la région d’Ambatondrazaka, nombreux sont les cultivateurs qui se livrent modérément à cette culture. Par le déplacement fréquent de leurs parcs à bœufs, ils préparent le terrain sur lequel ils obtiennent des tabacs de tout premier ordre. Ces cultures pourraient être étendues en vue d’une exportation. Mais il serait imprudent de s’y adonner sans que l’on sache exactement ce que demande la régie et dans quelles conditions les tabacs pourront être cultivés en grand à Madagascar.

Si la culture du tabac devait s’intensifier, nul doute, en effet, qu’une réglementation intervienne. Il importe d’en connaître l’esprit avant d’entreprendre quoi que ce soit.

Dans la plaine du Sambaina, au terrain généreux, on peut encore pendant plusieurs années planter utilement du tabac, sans avoir recours à des engrais artificiels.

Du côté d’Andilamena vient également le tabac. On doit même de ce côté faire des essais de tabac d’Orient. Que donneront ces essais ? C’est à voir. En tout cas,la question des tabacs est intéressante, mais à condition que l’on soit exactement fixé sur les desiderata de la régie française et les conditions dans lesquelles elle entend avoir recours aux produits de la colonie.

On s’est une fois déjà occupé de cette question. Il s’agissait alors de la fourniture des jus de tabac pour la culture. On déclara à ce moment que les tabacs malgaches, riches en nicotine, pouvaient être utilement employés. Puis le silence.

Voyons à quels résultats aboutira la commission récemment nommée. Nous ne sommes pas impatients, sachant pertinemment qu’elle ne pourra rien faire avant d’être documentée. Affaire de trois mois.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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