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Ralentissement des activités économiques: les éleveurs et revendeurs bradent leurs produits

Ralentissement des activités économiques: les éleveurs et revendeurs bradent leurs produits

Poulets de chair, œufs, viandes… Victimes de surproduction, les éleveurs et revendeurs bradent leurs produits, d’autres vendent à perte. 

Le secteur de l’élevage figure parmi les secteurs pénalisés par les mesures de confinement. Les organisateurs d’événement, les hôteliers, les pâtissiers… ont annulé leurs commandes à cause de la fermeture des établissements ou de l’annulation des fêtes et autres réunions. Pourtant, ces opérateurs sont les principaux clients des éleveurs à hauteur de 70% de la production au minimum.
Un éleveur de poules pondeuses à Ilafy fait actuellement du porte-à-porte avec sa femme pour vendre des œufs à 350, 400 et 450 ariary la pièce selon les gabarits, contre 400 ariary au minimum avant le 24 mars. « Le cycle de ponte des poules pondeuses ne s’arrête pas. Nous ne pouvons toutefois pas arrêter de les nourrir, même si l’inexistence d’acheteurs engendre des dépenses supplémentaires. Nous bradons ainsi les prix pour ne pas laisser pourrir les œufs », a-t-il confié.
Il en est de même pour ceux des poulets de chair. « Ayant dépassé les 42 jours d’engraissement, nos poulets de chairs ne peuvent plus être gardés dans la mesure où au-delà de ce délai, ils ne gagnent plus en poids alors qu’il faut toujours les nourrir. Donc nous essayons juste de vendre les poulets pour éviter d’accumuler les pertes », a expliqué un aviculteur d’Am­­­pitatafika. Ainsi, il vend ses poulets à 8.000 ariary/kg contre 12.000 il y a trois se­maines de cela. La semaine passée à Andravoa­hangy, un autre éleveur a même vendu ses poulets à 5.000 ariary/kg.

Transformation des produits

Les bouchers, eux aussi, ont réduit de moitié leurs volume de vente quotidien depuis le début de la période de confinement. Certains d’entre eux essaient tant bien que mal de transformer la viande pour permettre de la conserver plus longtemps. Outre le triage des morceaux de choix de viande (côtelette, échine, jambon…), ils transforment aussi la viande en saucisses (fraîches ou fu­mées) ou des morceaux de choix macérés et prêts à cuire.
Alors qu’au début, ils ont eu du mal à s’approvisionner en viande avec les restrictions de circulation dans la ville, aujourd’hui, c’est le pouvoir d’achat effrité des ménages qui réduit les ventes. Par ailleurs, le souci des grossistes et fournisseurs est le recouvrement des versements auprès de ces détail­lants qui n’effectuent le paiement qu’après la vente.
Une hausse de prix après la pandémie serait-elle à craindre dans la mesure où la demande va sûrement augmenter de manière exponentielle?

Arh.

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