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Marché de la viande : le confinement pèse lourd dans la balance

Marché de la viande : le confinement pèse lourd dans la balance

Le marché de la viande figure parmi les secteurs les touchés par les mesures de confinement. Les bouchers réduisent de moitié voir plus, leurs commandes auprès des grossistes, au quotidien. Ils ont du mal à s’approvisionner avec les restrictions de circulation dans la ville.

Dadafara, un boucher à Analamahitsy nous a confié qu’il vendait en moyenne 70 kg de viande de bœuf en une journée. «Mais, depuis le début du confinement, nous sommes obligés de fermer boutique à midi. Nous ne vendons que 40 kg par jour actuellement et environ 50 kg le week-end, mais cela varie suivant la demande. Malgré tout, nous continuons à nous approvisionner à Ampasika, entre 11.000 et 11.500 ariary le kilo pour ensuite les revendre entre 13.800 ar et 14.000 ar/kg, selon la qualité », a-t-il indiqué.

Un peu plus loin, toujours à Analamhitsy, Roland n’arrive pas à écouler qu’une dizaine de kilo contre 20 à 30 kg, il y a deux semaines avec 14.000 ar/kg en moyenne. « Je ferme boutique à midi suivant les consignes du fokontany. Les restes des invendus, je les transforme en saucisses », a-t-il confié en souriant.

A côté de la boucherie de Roland se trouve celle de Thierry qui ne vend que la viande de porc et ses dérivées (boulettes de viande, saucisses…). En effet, outre les morceaux de choix (côtelette, échine, jambon…), Thierry transforme aussi la viande en saucisses (fraîches ou fumées) ou des morceaux de choix macérés et prêts à cuire. C’est une façon à eux de conserver la viande.

«La quantité vendue diminue entre 25 à 30 kg par jour vu que nous n’ouvrons que pendant une demi-journée alors qu’avant nous arrivons à écouler 40 à 50 kg. Mais c’est mieux que rien », nous a-t-il confié.

Restrictions de circulation

Par ailleurs, les abattoirs et grossistes d’Ampasika et Anosizato, arrivent à peine à vendre un bœuf entier contre 10 avant le 24 mars. « Depuis l’annonce des mesures de confinement, les ventesJ2

 ont largement diminué. Les voitures des détaillants ne peuvent plus se rendre dans les abattoirs à cause des restrictions de circulation. Nos clients viennent par exemple de Talatamaty, Ankadindratombo, Ambatomaro, Sabotsy Namehana, Analakely Iavoloha, Anjomakely et ont du mal à trouver des voitures pour le transport. Alors que les viandes invendues se détériorent vite », raconte une grossiste de viande à l’abattoir d’Anosizato.

Mais l’une des soucis de cette grossiste est surtout le recouvrement des factures que les détaillants n’effectuent que le lendemain. Elle appelle ainsi les autorités à trouver avec eux, grossîtes et gérants d’abattoirs, des solutions d’accompagnement, du moins, pour faciliter l’acheminement des viandes dans les marchés.

Arh.

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