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Murs des lamentations…

Murs des lamentations…

Quand on dit que les événements majeurs survenant dans un pays passe son peuple au révélateur, cela pourrait bien être un euphémisme, s’agissant du coronavirus et des Malgaches en tout cas. En ce milieu de la deuxième semaine de confinement, la véritable nature de uns et des autres continue d’apparaître.

Il y a donc par exemple ceux dont les comportements ont à peine changé malgré la réalité de la menace, à preuve notamment les attroupements constatés chaque dans certains quartiers. Ou encore ceux qui – même s’ils savent que si le confinement doit être la règle – rivalisent d’arguments pour devenir une exception, à tel point qu’il n’y a finalement pas de règle qui tienne.

Puis il y a ceux dont les plaintes sont persistantes, exactement les mêmes que celles déjà entendues dès l’annonce de la mesure de confinement. Les murs des réseaux sociaux en sont tapissés et deviennent leur principal canal de transmission. Pour tous, les mêmes problématiques du “ventre creux n’a point d’oreille” et de la “nécessité n’a pas de loi”. Et pour une grande majorité sans nul doute, des plaintes exprimées à juste titre. Oui, le confinement est une mesure contraignante mais vitale et pratiquement toutes les populations de la Terre sont d’ailleurs logées à la même enseigne, même si c’est à des degrés de difficultés différents.

A charge donc pour l’Etat d’en atténuer les impacts et un certain nombre de mesures ont déjà été adoptées à ce niveau. Cela étant, c’est surtout en pareilles circonstances que la responsabilité sociale des entreprises prend tout son sens et que toutes ces associations existant au pays doivent agir. Et, pour chaque citoyen, retrouver le vrai sens de la solidarité en aidant, chacun selon ses possibilités, les plus nécessiteux à se nourrir plutôt que d’alimenter les palabres sur ces murs des lamentations que sont devenus les réseaux sociaux. Les plus virulents persisteront toujours à dire que “gouverner, c’est prévoir”. Force est malgré tout de conclure qu’aucun pays ne s’est visiblement préparé de manière parfaite à affronter une crise sanitaire d’une telle ampleur.

En témoigne la véritable hécatombe à laquelle on assiste dans certaines grandes puissances mondiales. Mais jusqu’à maintenant, la meilleure façon que le monde ait trouvé de limiter l’expansion de ce virus est le confinement. La Grande île n’est pas une exception et se croire particulier serait une erreur.

N.R.

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