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Madagascar il y a 100 ans

Dans l’attente (3)

(Suite.)

Au début de son intérimat, il pratiqua une politique par trop personnelle, ayant des idées par trop arrêtées, n’acceptant pas facilement la contradiction venant des colons, pas du tout celle des corps constitués, autrefois nommés directement par le gouverneur général, ce qui était alors parfaitement compréhensible.

Il se perd encore en des détails, ce qui n’est point la tâche d’un gouverneur général, ils absorbent le meilleur de son temps, l’obligeant à un travail auquel ne s’astreignent pas des agents administratifs subalternes. Il ne s’est pas rendu compte que l’arrêt sur sa table de travail de dossiers dont l’examen intégral ne soit pas dans ses attributions cause des retards dans les décisions à prendre.

Un gouverneur général ne peut suffire à cette tâche quelle que soit sa puissance de travail si, dans son programme, il inscrit en tête : tout voir.

Ce n’est pas possible. Aux temps passés cela eût peut-être été réalisable cependant cela n’était pas, les affaires arrivaient au secrétariat général toutes prêtes, leurs solutions étaient plus rapide. Au gouvernement, on ne s’occupait que des questions intéressant l’administration d’ensemble du pays, ce qui n’empêchait pas le général d’arbitrer de nombreux différends.

Le Gouverneur intérimaire se rend plus exactement compte aujourd’hui sans doute de la situation. Il semble, quoiqu’on n’en veuille pas convenir, qu’à Antaninarenina l’on ait tenu compte des avis émis dans la presse locale, reflétant exactement l’opinion publique.

Cependant, vis-à-vis de ses collaborateurs, le gouverneur prend cette attitude de paraître ne pas vouloir se préoccuper des opinions de presse ; nous avons eu, à ce sujet, l’écho d’une réplique faite à un chef de service, lequel avait pris soin dans la rédaction d’un projet d’éviter ce qui, à son avis, pouvait appeler des remarques peut-être défavorables de la presse.

Le Gouverneur a eu grandement tort. Ce que nous écrivons, ce n’est point par intérêt particulier et, d’ailleurs, qui veut trop prouver ne prouve rien.

 (À suivre.)

La Tribune de Madagascar

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