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Marché des devises : légère dépréciation de l’ariary

Marché des devises : légère dépréciation de l’ariary

L’ariary perd un peu en valeur sur le marché interbancaire des devises (Mid) face notamment à l’euro et le dollar, depuis la semaine dernière. Il s’agit d’une situation tout à fait normale selon les économistes, étant donné que c’est l’économie mondiale dans son ensemble qui tourne au ralenti à l’heure actuelle.

L’ariary affiche une tendance dépréciative face aux deux principales devises de référence sur le Mid. Le taux de change de référence de l’euro s’affichait ce 30 mars à 4.121,19 ariary et le dollar s’échangeait à 3.739,55 ariary. En date du 2 mars dernier, ces taux étaient de 4.081,4 ariary pour un euro et de 3.692,59 ariary pour le dollar.

« Cette fluctuation qui affiche une légère dépréciation est tout à fait normale en cette période de ralentissement de l’économie mondiale en général. Une dépréciation qui n’est pas grave malgré le fait que cette tendance dépréciative tend à se prolonger. Si l’écart venait à se creuser à hauteur de 200 ou 250 ariary pour les taux de changes, là nous devrions nous inquiéter », explique un économiste de la capitale. « Il s’agit d’un comportement d’anticipation de la part des opérateurs, des consommateurs et des acteurs de la vie économique en général », a-t-il ajouté.

A titre d’exemple, une entreprise étrangère implantée à Madagascar voit ses activités ralentir, voire s’arrêter. Elle choisit de placer ses capitaux dans son pays d’origine qui bénéficie entre autres d’un marché financier. Ce qui entraine une baisse de l’offre en devises sur le marché malgache.

Néanmoins, notre interlocuteur assure que la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dispose normalement d’une réserve en devises de trois mois d’importation devant assurer les besoins du pays en cas de crise.

Stratégie de relance

Parallèlement, la BFM a annoncé la semaine dernière avoir injecté depuis le début de ce mois de mars, 420 milliards d’ariary à travers des adjudications et prévoit d’injecter un minimum de 200 milliards d’ariary d’ici la fin du mois. Ce, pour « renforcer, en cas de besoin, la disponibilité de la liquidité au niveau du système bancaire pour assurer le financement de l’économie », comme l’a souligné la BFM.

Quoi qu’il en soit, la relance des activités économiques sera une autre paire de manches après le retour à la normal de la situation. L’on apprend que les économistes sont actuellement sur le point de se pencher sur l’élaboration d’une stratégie de relance au sortir de cette situation de ralentissement. Une proposition de plan de leur part devrait sortir d’ici la fin de cette semaine.

Arh.

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