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Madagascar il y a 100 ans

Dans l’attente (2)

(Suite.)

 

On s’accordait à penser qu’ayant été l’un des collaborateurs les plus actifs, sinon le plus actif du Général Galliéni, il pourrait remettre sur pied l’œuvre du général, déformée au point d’être méconnaissable.

Le Gouverneur Guyon est revenu après avoir fait ses débuts comme gouverneur en des pays neufs où la manière du général, qu’il avait été à même d’apprécier aux résultats, était de mise. Il l’appliqua sans aucun doute, elle lui donna des satisfactions, aussi bien au point de vue politique qu’économique.

Mais ces méthodes ne pouvaient, ne devaient plus être d’application à Madagascar, en 1920.

Si l’administration, empêtrée dans une réglementation qui, en partie, devrait être désuète, réglementation compliquée à plaisir comme dans un réseau de fils barbelés, par des circulaires, des instructions, en est restée aux méthodes d’antan, la colonisation évolua.

Madagascar, comme nous l’avons dit maintes fois, eut cette bonne fortune de voir la faveur se porter sur un de ses produits, après un autre abandonné.

L’or eut son heure ici, lorsque la main-d’œuvre déserta les exploitations où la batée seule était en honneur, s’ouvrirent des chantiers de graphites. Le graphite dora Madagascar plus que l’or, mais quelle activité, quels persévérants efforts ne durent point déployer les exploitants pour améliorer les conditions d’exploitation, la valeur des produits. Pour beaucoup ce fut l’aisance acquise, pour d’autre la fortune. Vraiment est-il possible de dire qu’elle leur vint en dormant. Les affaires sur le graphite ont été arrêtées pour un temps, il semble heureusement qu’une reprise possible est prochaine pour les produits sélectionnés, mais dans son ensemble le mouvement commercial et industriel s’est ralenti.

Nous croyons sincèrement à une reprise des affaires. Elle se fût peut-être plus rapidement constatée si le gouverneur intérimaire s’était immédiatement rendu compte de l’évolution qui s’était produite dans ce pays, où il croyait de très bonne foi que les anciennes méthodes étaient encore d’application. Ce fut une erreur.

 (À suivre.)

La Tribune de Madagascar

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