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Madagascar il y a 100 ans

Main-d’œuvre (4)

 

(Suite et fin.)

La question est de résolution complexe et difficile, c’est certain. N’eut-il pas été prudent de s’en préoccuper avant de se trouver en présence des réalités ?

Il est probable que l’administration aura quelque temps devant elle pour essayer de résoudre les difficultés en face desquelles elle va se trouver.

Bien que le télégramme d’extrême urgence N° 1155 a parlé d’exécution prochaine de grands travaux d’intérêt général, nous pensons que l’heure n’en est pas venue.

Pour faire des grands travaux, il faut, avant toute chose, de l’argent. En possédons-nous ? De l’emprunt nous n’avons rien entendu dire.

Est-ce que le Parlement, suivant les idées de Sarraut qui veut développer l’agriculture aux colonies, se serait préoccupé de réserver une forte somme à répartir entre nos diverses colonies et dans ce but ? C’est possible. En tout cas, nous n’en savons rien.

Voyons comment s’y prendra notre administration pour satisfaire tout le monde et les travaux publics, si vraiment nous sommes à la veille de l’ouverture de grands chantiers.

Nous est avis qu’elle aura bien de la peine, au point d’y renoncer.

Non ? Vous verrez !

Et ce ne sera pas de notre faute.

 

À propos des pommes de terre

Il nous est indiqué qu’un certain nombre de charrettes amenant des pommes de terre auraient été retenues avant l’entrée en ville. Ces marchandises seraient destinées à l’exportation. Nous sommes partisans de la liberté du commerce ; cependant, en ce moment, il nous semble que les produits de première nécessité devraient rester dans la colonie, où il en est besoin.

D’autre part, la mercuriale tient-elle compte, pour la fixation des prix de ces légumes, des frais de transport en ce moment élevés et de nature à provoquer une majoration des prix ?

Le consommateur, qui sait cela, ne s’étonnerait pas de se trouver en ce moment en présence d’un relèvement de prix correspondant à l’élévation du coût des transports, ce qui serait susceptible d’empêcher certaines opérations raréfiant la venue sur nos marchés de produits de consommation courante.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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