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Indisciplinés, impatients ?

Indisciplinés, impatients ?

Madagascar entre dans son quatrième jour de confinement. Il faut reconnaître que cette mesure, entrée en vigueur depuis lundi, n’a pas été suivie. La campagne de sensibilisation n’a-t-elle pas été suffisante ou bien est-ce que ce sont les gens qui n’en font qu’à leur tête ? Les autorités n’ont-elles pas été assez claires ? Peut-être n’ont-t-elles pas été suffisamment explicites ? A chacun d’y répondre. En tout cas, le message n’est pas passé.

L’Armée a déployé de gros moyens pour s’assurer que les gens ne se déplacent qu’en cas d’absolue nécessité. Mais, aussi curieux que cela puisse paraître, une foule de badauds s’est agglutinée autour du véhicule blindé de l’Armée, comme c’était le cas à Ampitatafika. Ce n’est qu’un cas parmi tant d’autres. Ailleurs, les rues sont toujours bondées. Les gens circulaient comme si de rien n’était. Force est de se demander pourquoi les Tananariviens ont-ils autant de mal à se conformer aux consignes de confinement ? Faut-il lâcher des félins dans la ville, comme le décrit le « fake new » qui circulait sur les réseaux sociaux en Russie, pour empêcher les gens de sortir dans les rues ?

Confinement ne veut pas dire jour férié. Tout le monde doit rester calfeutré chez lui, à l’exception de ceux qui ont une dérogation spéciale.

Les forces de défense et de sécurité ont annoncé qu’elles vont durcir les mesures de confinement pour qu’elles soient respectées, état d’urgence sanitaire oblige. Des millions de vie en dépendent. A l’instar du lavage de mains et du respect de la distance de sécurité d’un mètre, le confinement apparaît comme une solution efficace dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. Plus d’un tiers de la population mondiale sont actuellement en confinement. Certes, il est difficile de s’isoler durant 24 heures d’affilée mais si les autres pouvaient le faire, pourquoi pas nous ? C’est une question de discipline et de patience.

Mparany

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