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Mercredi ! École buissonnière

Virage favorable à la ruralité

Non ce n’est pas en cette période où il provoque de véritables drames à travers le monde que l’on se pencherait sur ce que ce fléau pourrait apporter de faveur si tant est que l’on puisse de la circonstance tirer même d’une seule face une conclusion positive. Ce n’est pas non plus en raison de sa maléfique présence que l’on va tomber dans la sinistrose et se priver de ce rendez-vous pour échapper aux ornières et laisser les idées baguenauder sans interdit ni clivage à propos de tout et de rien. Aujourd’hui où l’on ressent  en ville le poids du confinement auquel nous nous obligeons par nécessité de stratégie dans la guerre contre ce covid 19, le tout et rien qui permet l’évasion se trouve être la campagne, à notre niveau campagne parle agriculture et élevage. Il devient de plus en plus évident que l’humanité dans son ensemble exploite la terre au-dessus de ce qu’elle devrait produire, la dette que l’on lui doit menace la survie sur la planète, afin de lever cette menace par le rétablissement d’un équilibre entre ce que le globe peut donner et les besoins des terriens, ces derniers doivent opérer assez rapidement une révolution de leur méthode de production et de leur mode de consommation.
Des mouvements ouvrent des voies en ce sens, comme en tout domaine parmi les pionniers se trouvent des groupes ultras de par leur conviction qu’extrémistes dans leurs pratiques. La tendance «bio» constitue la forme qu’a épousée en premier le mouvement à la fois d’un retour à la nature et du respect qui lui est dû. La production bio a des chances de prendre la première place dans les besoins, et c’est peut-être là que se situe ce virage favorable à la ruralité de chez nous.

Manager bio et modernité pour leur faire faire bon ménage

Nature ne signifie pas nécessairement sauvage, au contraire il est des théories qui opposent vivre nature à vivre sauvage. Soit dit au passage, à cause de la virulence de ce covid 19, nombreux s’interrogent sur l’apparition du coronavirus, celui-ci comme les précédents. Quelques scientifiques n’ont pas manqué de s’attacher à des recherches et avant que celles-ci n’aient abouti de laisser circuler des hypothèses, supposant que la domestication de ce qui était sauvage auparavant provoque en retour la transformation du virus co-existant pacifique sur les créatures suavages en virus agressif quand il s’échappe des animaux emprisonnés en cage. Hypothèse concernant la rougeole apparue après la domestication des bovins, et concernant le coronavirus en raison d’une multitude de chauve-souris dans des cages sur nombre de marchès en Asie. Ça n’était qu’une parenthèse peu être un brin opportuniste, le virus actuel soulève antipathie tant contre lui que contre ceux qui ne le prennent pas au sérieux et qui ainsi augmentent les risques encourus par tout le monde.

Pour en revenir au bio, évidemment qu’au niveau de technologie atteint en ce siècle le bio ne saurait l’être sans répondre à des normes bien déterminées. À moins de sous-estimer sans raison la compétence de la main-d’œuvre nationale produire bio devrait être à la portée du pays, d’autant plus que l’exploitation artisanale se prête mieux à la culture bio que l’exploitation industrielle, dimension qui conviendrait aux capacités et à la mentalité de la population rurale traditionnelle.
La période est favorable à établir des projets en ce sens, et comme ça ne se fait pas d’un claquement des doigts, il est plus que temps de l’envisager et de s’y atteler. Beaucoup, voire tout reste à faire. Penser exploitation artisanale nécessite un remembrement des terres agricoles, passer d’une dimension d’exploitation traditionnelle à celle d’artisanale implique de procéder à une révolution qui pour ne pas être brouillonne requiert un pilotage par l’état. Comment brancher la campagne aux progrès conquis par la modernité, comment garantir les financements ?… Demeurent les questions d’ordre humain et social. En premier lieu la formation et la professionnalisation des exploitants posent problème étant donné que les écoles, collèges, et lycées agricoles ont été laissés à l’abandon et honteusement ont baissé en nombre durant les 40 dernières années. D’un autre côté à l’évidence l’insécurité ayant provoqué la fuite de nombreux paysans qui sont venus grossir la couche miséreuse urbaine, dissuade encore bon nombre de micros exploitants à produire plus qu’il ne leur est nécessaire à survivre.

Produire bio une part naturelle à saisir

Sans vouloir se prévaloir d’une particularité qui distingue la population malagasy des autres populations à travers le monde, penchant souvent reproché aux îliens, on ne peut que reconnaître que les Malagasy ont plus de chance à réussir l’intégration de la paysannerie traditionnelle dans un système d’exploitation artisanale mécanisée qu’à opérer une révolution agricole industrielle, ce qui n’est du reste pas le must pour produire bio.

Évidemment que ce n’est pas du tout cuit, bien d’étapes sont à franchir et d’efforts à fournir pour bien s’y préparer avant d’y parvenir. Il est donc plus que temps de s’atteler à la tâche, beaucoup d’autres n’ont pas attendu pour se lancer dans la course, les places promettent de se vendre aux prix forts.


Léo Raz

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