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Madagascar il y a 100 ans

Sur la participation des colons à la gestion des affaires de la colonie

 

Des Petites Affiches :

Mais bien naïf serait celui qui verrait, dans l’unanimité de la presse à demander une participation effective des colons à la gestion de l’île, l’indice d’une prompte solution de cette question.

Il ne suffit pas, à Madagascar tout au moins, d’avoir cent fois raison pour obtenir satisfaction, il faut pouvoir imposer la solution juste que l’on réclame.

Or, comment les colons pourront-ils imposer à l’Administration cette participation à la gestion de l’île, sans laquelle la faillite arrive à grands pas ?

Pour obtenir cette Charte d’Émancipation, que l’on pourra nommer la Délégation Financière de Madagascar, il suffira d’un décret du Président de la République, sur la proposition du Ministre des Colonies, mais le Ministre ne proposera ce décret qu’après rapport du Gouverneur pour, et il ne se trouvera jamais un Gouverneur pour proposer une telle mesure sans compter l’hostilité sournoise qui se manifestera dans l’entourage immédiat du Ministre, hostilité alimentée par certains fonctionnaires en congé.

Pour vaincre ces résistances, il faut avoir, auprès du Ministre, chaque fois que cela sera utile, un homme influent, honnête et énergique qui nous représentera et saura au besoinse faire écouter. Or, cet homme, ce délégué, pour avoir la possibilité de remplir sa mission, ne peut être qu’un Député, qui, en cas de refus systématique du Ministre de lui donner satisfaction, pourra faire la Chambre Juge de la situation, par une intervention à la tribune, notamment au moment de la discussion du Budget des Colonies ; il pourra ainsi établir devant le pays entier ce qu’est l’Administration de Madagascar, les piètres résultats obtenus depuis 25 ans, les colons de plus en plus rares, le nombre infime de ceux qui ont réussi, mais le nombre considérable de ceux qui sont morts à la peine.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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