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Pérégrinations hebdomadaires: plein les bottes ! Et pourtant

 Les médias ne traitent que du coronavirus. Telle qu’on la vit en France, la situation est inédite. Le Président de la République Française a déclaré la guerre, l’ennemi est invisible mais dangereux, pour contenir l’épidémie et parvenir à restreindre la nocivité du virus, une première précaution : le confinement de la population, les va-et-vient de celle-ci prêtent au covid 19 la possibilité d’accélérer sa vitesse de propagation et d’étendre son champs de contamination.

Pas facile de tenir enfermée toute une population, non seulement il s’avère nécessaire de prendre des mesures de coercition en disposant les forces de l’ordre pour réprimer les récalcitrants mais aussi à avoir établi une échelle de sanctions propres à dissuader des  tentations à passer outre les interdictions. Seulement il ne s’agit pas de prendre l’opinion à rebrousse-poil, la mentalité a évolué, les gens n’acceptent de suivre longtemps les prescriptions de ce genre que si ils en sont convaincus jusqu’à ce que chacun fasse siennes les règles.
Entrent dans la danse les médias. Espace réservé à l’actualité, magazine, documentaire, tous s’efforcent à tout dire sur le covid 19.

De l’actualité rien d’autre ne mérite mention

Après tout on peut vivre sans cette flopée d’informations qui assaillent au quotidien les oreilles de la population, population qui de son côté et de façon générale aime bien ça pour bien se sentir vivre son temps et battre ses émotions au rythme des nouvelles de toutes sortes venant du voisinage comme du bout du monde. De ces nouvelles les médias, surtout les organes audio-visuels ont coupé le robinet, et consacrent leurs journaux parlés ou journaux télévisés à l’unique sujet covid 19, et même lorsque les journalistes ouvrent une lucarne sur l’international c’est pour s’enquérir du comportement du coronavirus, des dispositions adoptées par le pouvoir public et du comportement de la population dans tel pays ou tel autre.
Jusqu’ici en France le rôle du masque pose question, s’entoure de flou, laisse planer une ambiguïté. Sert-il à protéger celui qui le porte, ou bien à protéger de celui qui le porte les autres ? La communication officielle avec constance tente de convaincre que le masque ne protège pas celui qui le porte le virus passe à travers, par contre il contribue à réduire l’essaimage des micros postillons que tout le monde rejette par la bouche. Pourtant dans les hôpitaux les professionnels qui portent soin aux malades se scandalisent d’une insuffisance des masques, au motif que cette pénurie fait courir des risques supplémentaires à ceux qui sont en première ligne pour sauver des vies déjà que leur nombre ne suffit pas et que l’on appelle à l’externe à des candidatures de personnes du métier.
À l’exemple de la Chine il se trouve que le confinement de la population se trouve être la solution qui contient le mieux la propagation du virus. Deux constats, récents de deux jours, viennent en renfort de cette théorie d’en faire une priorité à la première alerte concernant la présence du virus sur le territoire : après deux mois de confinement, le 19 Mars, pour la première fois depuis l’apparition du covid 19 Wuhan n’a enregistré nul nouveau cas en vingt quatre heures; à l’inverse en nombre de victimes le chiffre en Italie a dépassé ce jour là le chiffre officiel des décès pour cause du coronavirus en Chine.

Pareillement à une situation de guerre : solidarité !

Chaque soir à 20 Heures dans les villes et hameaux presque partout en France pour une majeure partie de la population les gens ouvrent fenêtre ou sortent sur le balcon pour faire une ovation, rendre hommage et adresser gratitude au personnel soignant, applaudissements et vivats en l’honneur des médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers, manipulateurs d’appareils d’images, laborantins, secrétaires médicaux, employés d’administration… Ce rendez-vous pour adresser la reconnaissance de la population à ceux qui ont la charge des soins de santé, prête l’occasion à la solidarité nationale de sensibiliser sans les prendre à revers ceux qui n’en ont pas toujours conscience ou même qui en rejettent l’utilité. Des indisciplinés, soit par esprit de contradiction, soit pour le plaisir de provoquer, soit par retard à bien saisir la portée des règles, il en existe toujours et partout, des milliers de contrevenants en France le lendemain de l’application du confinement. Comme en période de guerre, la répression contre les «mal-élevés» se fait plus musclée et les sanctions plus élevées.
Alors que tous les pays sont préoccupés par les problèmes internes suite à la pandémie, la Chine, première victime du virus donc première à en avoir eu l’expérience, manifeste avec énergie une forme de solidarité internationale, (alliance à cause d’un même malheur). Aux états les plus touchés elle propose le renfort que peuvent apporter des équipes médicales très aguerries, à d’autres qui en ont la nécessité elle adresse des fournitures tels des masques par millions d’unités.
Si par malheur, à l’inverse de ce que l’on espère, malgré les mesures de précaution adoptées, le virus covid 19 venait à apparaître dans le pays, par chance on aurait eu l’avantage de le voir arriver avec un retard, quand d’autres pays amis ayant vécu l’épreuve auront alors le loisir de venir en aide tel que le font les Chinois, car il faut le reconnaître, d’une part en considération de l’insalubrité et du manque de confort de la majorité des logements  la population peinera à respecter le confinement, d’autre part la compétence nationale et les équipements dont on dispose ne suffiront pas à prendre en charge la ruée qui pourrait se manifester aux périodes des phase aiguës, si la maladie devait être ici épidémie.
Riche de l’expérience des autres, un pouvoir averti en vaut deux.

Léo Raz      

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