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Madagascar il y a 100 ans 

Assistance Médicale

 

Nous aimerions à dire que l’Assistance Médicale se transforme en s’améliorant ; malheureusement, c’est le contraire que nous apprenons.

Tout le monde sait que, dans la brousse, les médecins de colonisation indigènes n’ont pas la situation qu’ils devraient avoir. Ils sont considérés comme de simples fonctionnaires et traités sur le même pied que les Gouverneurs madinika. Encore ne faudrait-il pas jurer que les collecteurs d’impôts ne jouissent pas d’une considération qui échappe aux médecins indigènes de colonisation.

Il est entendu que tous, parmi ceux-ci, ne peuvent prétendre à un traitement égal. Tous n’ont pas le feu sacré, tous n’ont pas la même compréhension de leurs devoirs ; mais tous dépendent absolument des chefs de circonscriptions.

Or, il est arrivé que des médecins de colonisation aient adressés des réclamations à l’autorité supérieure contre certaines décisions, certains actes arbitraires ; on leur a répondu par une circulaire, confidentielle, leur interdisant toute réclamation. Malheur à celui qui ne veut pas s’incliner, on le révoque et au besoin, on lui interdira l’exercice de la médecine.

Les médecins de colonisation, même ceux qui le pourraient, n’osent pas démissionner. Ils demeurent contraints, mais quelle peutêtre la mentalité d’un individu auquel on ne peut refuser de l’intelligence, obligé de conserver son poste dans de semblables conditions ?

Singulière façon de relever le niveau du corps médical indigène. On ne peut oublier que si certains d’entre eux, au moment des épidémies en 1906 et tout récemment, pendant que sévissait la grippe, ne se sont pas montrés à la hauteur de leur obligation, la majorité a fait son devoir.

L’Assistance Médicale indigène aurait besoin d’être remise sérieusement sur pied, de s’assurer du concours d’un personnel d’élite, soutenu et encouragé pour diriger les circonscriptions médicales d’où sont absents les Européens, les hôpitaux et les maternités, d’un personnel encouragé.

Est-ce bien en les brimant, en leur refusant le droit de faire entendre, le cas échéant, leurs réclamations, à condition qu’elles soient justifiées, qu’on arrivera à ce résultat ?

La Tribune deMadagascar

www.bibliothequemalgache

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