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A Madagascar, le coronavirus vide déjà les étales et fait monter les prix

A Madagascar, le coronavirus vide déjà les étales et fait monter les prix

(Encore) aucun cas officiel de malade sur la Grande Île mais les symptômes du coronavirus se font bien sentir sur l’économie, et sur le portefeuille des Malgaches. Première conséquence, les prix montent. Même si l’approvisionnement n’a pas encore diminué, des petits malins s’amusent à prendre comme excuse le coronavirus pour augmenter leurs tarifs. Le kilogramme de riz a par exemple connu une hausse de trois cents ariary ces derniers jours, soit environ 20%.

Face à cette flambée : la régulation. Le Président Rajoelina a annoncé que le maximum autorisé était de 1800 ariary par kilogramme de riz. Le ministère du commerce va aussi faire appliquer la loi face aux pratiques des spéculateurs, et les sanctionner si besoin. La ministre du commerce, Lantosoa Rakotomalala a pris l’exemple d’un magasin de stockage qui ne respecte pas les normes lors d’une visite à Toamasina. “Certes l’ariary fluctue, mais nous avons aussi effectué une vérification sur les grossistes et sur leurs marges”, a-t-elle déclaré.

En outre, Lantosoa Rakotomalala, tient aussi à rassurer. “Nous, à Madagascar, disposons d’un stock de sécurité pour les six prochains mois. Nous avons aussi des industries sur place. Le moment est venu pour les usines locales de faire leurs preuves et pour les Malgaches d’acheter le vita malagasy”, explique aux Nouvelles Lantosoa Rakotomalala. Le ministère a d’ailleurs tenu une réunion d’urgence avec des représentants du secteur privé, des groupements patronaux, d’autres ministères, la douane, et les compagnies maritimes, cette semaine.

Deuxième conséquence, sur les marchés, le coronavirus vide les étales. Les commerçants ressentent la fermeture de la Chine, “l’atelier du monde”. Les Nouvelles ont interrogé Solo, un vendeur de pièces de téléphones : “Nos produits deviennent rares. Cela s’explique par le fait que toutes nos pièces viennent de Chine. On a dû vendre tous nos stocks mais après cela, on ne sait plus quoi faire. On envisage bien évidemment de chercher un autre pays pour importer des produits mais on ne sait pas trop comment faire…”

Sur un autre stand, Madame Fara importe des produits téléphoniques mais aussi des jouets et des vêtements tout droit venus de Chine : « Le fait de chercher un autre pays pour s’approvisionner est un peu risqué pour nos affaires. Ce qui est intéressant avec la Chine, c’est que tout est moins cher là-bas. Au mois de janvier, le coronavirus ne représentait pas de danger pour nous car c’était les vacances en Chine. Là maintenant, les fêtes de Pâques approchent mais les échanges commerciaux restent perturbés… Sur place, la situation s’améliore et on espère que cela va continuer.”

Tiana Ramanoelina

 

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