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Le Coronavirus frappe l’économie mondiale

Alors que le nombre de morts avoisine les 3 000 et que le nombre de contaminés se rapprochent tranquillement des 100 000, on commence à percevoir les premiers impacts significatifs du virus sur l’économie mondiale et sur la finance.

Sur la plan de l’économie, la position ultra-dominante et cruciale de la Chine dans les industries manufacturières se révèle avec force. Les usines chinoises tournent beaucoup moins à cause des fermetures forcées par le gouvernement, des diverses précautions des autorités locales et de la peur des ouvriers qui restent chez eux. Signe évident : les stocks de métal augmentent, en attente de servir dans des chaînes de transformation aujourd’hui arrêtées (voir graphique).

Le média spécialisé Bloomberg, lundi 24, restait circonspect sur la suite : “Pour les métaux et la valorisation résiliente des actions de leurs producteurs, les jours à venir seront critiques, car nous verrons clairement combien de travailleurs sortent de la quarantaine et à quel point les efforts du gouvernement chinois pour relancer la production portent leurs fruits. Jusqu’à présent, le nombre de personnes qui utilisent des moyens de transport n’est qu’une fraction de ce qu’il était il y a un an, selon Bloomberg Economics.”

Plus largement, la possibilité de fermetures d’usines avec des conséquences durables, partout dans le monde, commence à émerger dans les discussions. Le New York Times prévenait aussi cette semaine que “si les autorités des principales économies mondiales commencent à fermer toute installation où un grand nombre de personnes se rassemblent – une liste qui comprend des usines, des centres commerciaux et des aéroports – les dommages pourraient s’avérer étendus et durables. Lorsqu’un hôtel ou un avion reste vide pendant des semaines parce que les gens ont peur de voyager, c’est une perte qui ne peut pas être récupérée une fois que l’entreprise travaille de nouveau.”

Sur le plan de la finance, les conséquences de ce ralentissement économique se font aussi sentir. Le sentiment des marchés, d’abord prudent et attentiste, semble s’être mêlée d’une inquiétude de plus en plus grande. Mediapart, mardi 25, relevait les chiffres les plus significatifs des bourses : “Séoul a perdu 1,78 %. En Europe, ils ont connu leur pire journée depuis le vote sur le Brexit en 2016. Le Dax, l’indice boursier allemand, a fini en baisse de 4,06 %, le CAC 40 de 3, 94 %. La bourse de Milan, la plus lourdement sanctionnée, a perdu 5,43 %. À mi-séance, Wall Street perdait plus de 1 000 points (− 3,70 %). En une journée, plusieurs centaines de milliards de capitalisation boursière se sont ainsi volatilisés.”

ES

 

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