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Madagascar il y a 100 ans

Réglementation du travail (1)

 

Le projet intéressant la réglementation du travail doit, paraît-il, sortir incessamment. Il est impatiemment attendu, non que la conviction soit acquise qu’il remédiera à la crise de main-d’œuvre, mais il l’atténuera plus ou moins vigoureusement si cette réglementation donne aux chefs de circonscriptions des moyens d’application suffisants.

De ce que nous savons, il ressort qu’un abus maintes et maintes fois signalé (d’ailleurs sans succès) ne sera sans doute pas réprimé, mais se manifestera tout naturellement avec moins d’intensité.

C’est ainsi que des indigènes s’engageaient pour une, deux, trois journées de travail par semaine, disposant à leur gré des journées restant libres. Tant pis pour les voisins qui n’acceptaient pas cette manière de voir et de faire.

Il est évident que, pour s’assurer une main-d’œuvre permanente et ayant à faire à des gens indolents, pour qui le travail est une corvée, les employeurs étaient bien dans la nécessité d’avoir recours à certains moyens, qu’ils auraient préféré négliger.

La réglementation que nous attendons évitera sans doute aux employeurs d’avoir recours à ces subterfuges.

Les employeurs devront effectuer le paiement des rachats de prestation de leurs engagés.

Nous enregistrerons avec intérêt la réglementation du travail qui nous est annoncée. Elle sera susceptible de ramener sur les chantiers, les exploitations minières ou agricoles, un certain nombre de vagabonds, d’irréguliers, mais seulement si les instructions données aux chefs de circonscription ou de district sont fermes, précises. Il ne s’agit pas pour ceux-ci d’exercer une contrainte quelconque sur les indigènes.

D’autres moyens, tout aussi efficaces, sont à la disposition de ceux qui les connaissent s’ils veulent les employer. Un chef de circonscription bien renseigné par ses districts doit, à peu de choses près, connaître la situation de sa province au point de vue main-d’œuvre. Mais encore faut-il pour cela que les fonctionnaires indigènes et leurs subordonnés des villages et des cantons remplissent exactement leur mission.

(À suivre.)

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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