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Madagascar il y a 100 ans

Conseil d’Administration (2)

 

(Suite et fin.)

Seulement, la première réforme sera renvoyée aux calendes grecques et nous resterons avec nos organisations actuelles, c’est-à-dire organisations absolument dans la main du gouvernement.

Deux colons resteront, au conseil d’administration, accablés par le nombre et le résultat sera le même.

Les contribuables continueront, comme par le passé, à être des contribuables, rien de plus. Quant à leur incontestable droit de s’occuper des affaires de la colonie, de leurs affaires, répétons-le, en raison de la place qu’ils occupent dans ce pays, on continuera à n’en pas tenir compte, comme nous désirerions légitimement que cela soit.

Encore une fois, si ce que les colons réclament est jugé excessif, impossible à admettre, qu’on le dise catégoriquement.

Or, on n’a jamais dit cela. On n’a jamais refusé de reconnaître même l’à-propos de leurs réclamations, mais on s’est borné à faire des promesses, à les renouveler, à les préciser, en annonçant leur réalisation prochaine ; et, quand l’échéance arrive, on cherche à obtenir un renouvellement à long terme.

C’est tout ce que nous pouvons constater aujourd’hui.

Nous ne voulons, en rien, exercer une pression quelconque sur les représentants des colons actuellement appelés à siéger au Comité consultatif existant.

Nous leur demandons seulement d’examiner avec attention le projet qui leur sera soumis et de s’inspirer dans leur décision des intérêts de notre communauté.

Nous leur demandons de fortement motiver leurs conclusions, s’il y a lieu. De la sorte, les colons membres du Conseil d’Administration seront plus à l’aise au cours de la séance du 30 pour appuyer ces conclusions, auxquelles ils ne pourront que se rallier.

 

Nécrologie

M.de Rocca-Serra, directeur des douanes à Madagascar, est décédé.

Il ne donna peut-être pas égale satisfaction à tous ses agents, et subissait volontiers la pression d’en haut. C’était là une faiblesse que compensaient des qualités.

On gardera dans ce pays le souvenir de ce fonctionnaire qui fut pendant plus de vingt années attaché à ses fonctions et où il se signala par sa fidélité à ses amis.

La Tribune de Madagascar

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