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La Kraoma souffre pareil, avec ou sans les Russes

Un coup de théâtre dans le monde des mines à Madagascar. Depuis des mois, nos informations indiquaient que le partenariat entre la Kraoma et Ferrum mining, une entreprise russe, se passait mal. Les ingénieurs russes envoyés sur place -une centaine à un moment- avaient peu à peu quitté le site minier de Brieville. Ils ont notamment pâti d’un éboulement dans un des gisements principaux. Leurs relations de travail avec les locaux n’ont jamais été très bonnes. Et ils luttaient avec des cours mondiaux du chrome très bas et quasiment égaux aux coût de production et de transport du minerai malgache.

Jusqu’à cette déclaration, dans les colonnes de Jeune Afrique, le 28 janvier : “Notre partenaire russe, Ferrum Mining, a pris la décision unilatérale d’arrêter complètement l’exploitation à partir de décembre 2019, a lancé le directeur général de Kraoma, Nirina Rakotomanantsoa. Ils ont quitté le site et emporté leur production. Nous attendons la formalisation [de cette rupture], car le contrat n’est pas encore officiellement rompu.”

La départ des investisseurs russes est-il une bonne nouvelle ? Certains s’en réjouissent. D’autres moins. Quoi qu’il en soit, la Kraoma est de retour à la même situation que fin 2018. A l’époque les employés se plaignaient : “Nos salaires ne sont pas payés. Il faut investir dans le capital. Nos acquis sociaux sont en danger.” Des banderoles accrochées aux barrières du siège social, à Antananarivo, demandaient aux Russes de “rentrer à la maison”. C’est pourtant eux qui ont ensuite débloqué l’argent pour payer plusieurs mois de salaire en retard.

Aujourd’hui, les banderoles ont disparu, les investisseurs aussi, mais les employés déplorent toujours une situation sociale intenable. “Nous sommes enclavés. Les routes sont coupées, les salaires, ça va faire trois mois qu’on ne les touche plus. Le directeur général ne trouve plus de solution…”, déclare aujourd’hui un des salariés aux Nouvelles.

Où trouver la trésorerie cette fois ? Première solution : séduire un nouveau partenaire étranger. Deuxième solution, plus longue à mettre en oeuvre : Kraoma pourrait se tourner vers d’autres minerais que le chrome. Le directeur général a déjà exprimé sa volonté, depuis plusieurs mois, d’exploiter les permis or de la Kraoma, en particulier dans la région d’Ambilobe. Il faudra, pour cela, réorganiser l’entreprise et inventer un nouveau business model. Rentable cette fois.

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