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Chronique: perte de crédibilité

L’opinion peine à avaler la décision de la France de cesser de reconnaître une pleine valeur au permis de conduire délivré par l’état malagasy. Dans la réalité la mesure concerne peu de nationaux, à bien considérer les dispositions une par une, la nouvelle réglementation française pénalise davantage les ressortissants français titulaires d’un permis malagasy que les citoyens malagasy de passage en France. L’initiative repose sur une ambiguïté, elle ne dénie pas toute valeur au permis malagasy, puisque pour des Malagasy de passage là-bas le permis auquel est joint une traduction en français trouve usage de plein droit sur le territoire français pour une durée d’un an, alors que s’agissant d’un Français le même document ne bénéficie d’aucune reconnaissance, et ainsi ne permet pas à celui-ci dans ce pays la conduite d’un véhicule. Côté pile le permis trouve une valeur temporaire conditionnée à une traduction dans la langue du pays, coté face le même permis ne permet rien du tout. Pour cette raison on est conduit à conclure que relatif à la première hypothèse la tolérance relève de mansuétude. Sauf à propos de l’exigence de cette traduction en document annexe du permis ces mesures n’innovent pas de dispositions restrictives quant à l’usage de leur permis pour des ressortissants malagasy de passage un an en France. Dans la pratique, l’essentiel de cette réforme concerne la perte d’une reconnaissance à valoir équivalence définitive du permis français : à la différence de ce qui était, désormais plus de possibilité d’obtenir une transformation du permis malagasy en permis français. La mesure aurait pu froisser l’amour-propre national, mais ne saurait surprendre quiconque. Il y a belle lurette que sans avoir à passer d’examen la possibilité d’obtenir le document rose ne constitue plus un mythe, ne faisant plus secret pour personne. Le dernier scandale d’une escroquerie publique ayant consisté à rançonner les bons et les mauvais confondus, sous prétexte de donner plus de crédibilité au document a fait la goutte d’eau de trop… Par cette opération les précédents gouvernants ont fini par laver plus sale que sale. Le pays en fait les frais, au pouvoir en place de recoller les morceaux du pot cassé.

Si brûlante que soit la gifle, elle ne vaut que pichenette en rapport aux piqûres de rappel que nécessite l’obligation d’établir balises et barrages pour taire les tumultes des torrents entraînant dans mille dérives valeurs des êtres et richesses du pays : constat conditionnant l’émergence à de titanesques efforts de redressement en préalable.

Léo Raz                  

 

 

 

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