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Consommation et nutrition : la patate douce à chair orange, une alternative

Consommation et nutrition : la patate douce à chair orange, une alternative

Des producteurs d’Ambalakely, Sahambavy et Mahatsinjony de la région Matsiatra Ambony ont reçu une formation en technique de production de patate douce à chair orange (PDCO). Les variétés de cette patate sont précoces, à haut rendement, résistantes à la sécheresse et ont une forte teneur en bêta-carotène. Leur promotion peut ainsi accroître la diversité et la sécurité alimentaires ainsi que les revenus des ménages.

Depuis des décennies, les variétés locales de patates douces sont celles à chairs violette et blanche. Celles à chair orange par contre, n’ont jusqu’à ce jour été vulgarisée qu’au Burkina Faso, au Mozambique et avec des projets au Maroc. Dans la Grande île, cette variété n’est pas encore connue. Cependant, l’initiative de la vulgariser se concrétise depuis plus de trois ans grâce à la collaboration entre le Programme de soutien aux pôles de micro-entreprises rurales et aux économies régionales (Prospe­rer), la Fifamanor Antsirabe  ainsi que le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep).

Les études menées par les promoteurs de la patate douce en Afrique, montrent que ce tubercule fournit des rendements plus élevés par rapport au maïs ou au manioc sur une même superficie, avec un temps plus court. Sa culture peut se faire sur des sols peu fertiles et s’intègre facilement dans de nombreux systèmes de culture. Les variétés de patate douce améliorées et précoces sont prêtes en 3 ou 5 mois.

Aussi, la PDCO peut remplacer les pommes de terre pour fabriquer certains produits et servir de substitut partiel (20-50%) à la farine de blé, ce qui améliore l’accessibilité et la durée de vie de ce tubercule riche en éléments nutritifs.

Intégrer dans les habitudes alimentaires

Dans l’ensemble des projets entrepris jusque-là sur le continent africain, le premier objectif est d’améliorer la disponibilité des variétés des semences de patates douces à chair orange au profit des producteurs. Il s’agira de développer des packages technologiques qui pourraient leur permettre de produire ce tubercule avec un rendement appréciable.

Avec la carence en vitamine A qui, aujourd’hui, est devenue un problème de santé publique, il s’avère important de valoriser les ressources locales comme ce potentiel. Ce qui va régler les problèmes liés à la nutrition. Enfin, il faudra travailler pour intégrer la patate douce dans les habitudes alimentaires.

Arh.

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