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Coronavirus : un étudiant malgache en Chine raconte son quotidien

Coronavirus : un étudiant malgache en Chine raconte son quotidien

Après avoir atterri à l’université de Qingdao au début du mois de janvier, Eric Tanjona, un étudiant malgache en tourisme a finalement opté pour Guangzhou ou Canton, le dragon de la Chine du Sud, au moment où le Coronavirus a fait parler de lui. Actuellement confiné dans sa chambre et en pleine appréhension, il raconte son quotidien.

*Les Nouvelles : Etant un étudiant à l’université de Qingdao, comment se fait-il que vous soyez actuellement à Guandzhou ?

– Eric Tanjona : Je suis venu à Guandzhou vers mi-janvier, à la recherche d’une université proposant des matières qui conviennent à mon domaine. C’était en pleine période de la propagation du coronavirus à Wuhan. Puis très vite et tour à tour, les autres grandes villes com­me Guandzhou ont adopté des mesures radicales de confinement et de restriction aux mouvements à leurs habitants, car le coronavirus n’a cessé de prendre de l’ampleur.

* Par quel moyen étiez-vous informé de l’actualité et de l’évolution de la situation ?

– Si je me rappelle bien, Guandzhou a été mise en  quarantaine le 23 janvier. Ensuite, le 24 janvier, par communiqué, l’ambassade malgache en Chine nous a recommandés de garder notre calme face à la situation, de suivre à la lettre les ins­tructions du gouvernement chinois ainsi que d’être toujours vigilants. L’Am­bas­sade nous a donnés deux numéros en cas de besoin.

*Comment vivez-vous ces mesures au quotidien, depuis ?

– A la fois dure et morose. On reste toujours enfermé dans sa chambre. On ne sort de chez soi que pour se ravitailler en nourriture, et ce, le moins fréquent possible. D’ailleurs, des drones survolent toujours dans le quartier pour rappeler à l’ordre les fortes têtes. Personnellement, par peur d’être contaminé, je profite de mes rares sorties pour me ravitailler au maximum, deux à trois fois par semaine.

* N’avez-vous pas des problèmes d’approvisionnement ou d’argent ?

– Jusqu’ici, tout va bien. N’empêche que les PPN se font de plus en plus rares. Dans les grandes surfaces, il arrive même que les locaux en viennent aux mains pour se les arracher. En tant qu’étrangers, évidemment nous restons à l’écart. A noter, toutefois, qu’une pénurie totale de masques de protection et de caches-bouches est enregistrée actuellement. Leur port est pourtant toujours obligatoire.

* En revenant  à vos quotidiens, comment tuez-vous le temps ?

– Heureusement qu’il y a l’internet. On se communique via les réseaux sociaux, regarder des films, écouter de la musique ou jouer des jeux tout au long de la journée et dormir. Pour le moment, on a laissé de côté les études.

*Si jamais, la situation perdure, quelle décision allez-vous prendre ?

– Rentrer au pays par tous les moyens. Mais justement, où se trouve-t-il ces moyens ? De plus, rien que le fait de sortir de chez soi ne fait qu’accroître la chance d’être contaminé, mais on verra bien.

 

Propos recueillis par Sera R.

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