Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Madagascar il y a 100 ans

Mise au point (2)

 

(Suite.)

D’autre part, si nous bénéficions d’un emprunt, quelle qu’en soit l’importance, il faudra trouver des ressources pour le gager.

Eh bien ! Ces ressources ne pourront provenir que de l’impôt. Nous disons qu’elles ne devront pas nous être imposées par l’administration. Elles devront être recherchées et établies en commun accord.

Les arguments jetés de part et d’autre dans la discussion permettraient d’établir une situation aussi équitable que possible.

Taxes et impôts doivent être appliqués avec discernement, voilà pourquoi la discussion doit s’établir entre les deux éléments : colons et Administration.

Nous insistons parce que, si la situation actuelle se prolongeait, c’est l’arbitraire qui fixerait l’impôt.

L’impôt, on ne peut l’éviter maintenant plus que jamais en raison de la situation créée par la grande Boucherie, mais l’impôt frappant équitablement le contribuable, n’excédant pas ses facultés.

D’autre part, pourquoi ne connaissons-nous rien encore de cette réglementation du travail qui serait peut-être susceptible d’améliorer, au point de vue main-d’œuvre, la situation actuelle ?

Nous disons peut-être, la question est en effet, plus compliquée qu’elle ne le paraît.

Des projets ont été élaborés, que sont-ils devenus ?

C’est une question d’actualité. La crise de main-d’œuvre n’est pas localisée et l’administration elle-même en supporte les conséquences.

Doit-on rester dans le statu quo ? Non pas. Il fautagir si l’on veut que ce pays retrouve en partie son activité amoindrie, si l’on veut qu’il produise ce qu’il pourrait produire pour le plus grand profit de la Métropole et de nous-mêmes : Européens et Indigènes, qui avons ici nos intérêts.

On commettra des erreurs. C’est possible, il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent pas. Ici encore, nous disons : « si le projet de réglementation du travail avait été discuté en commun, on serait arrivé à une solution plus prompte et plus exacte. »

Et c’est parce que nous réclamons les solutions de promesses renouvelées, parce que nous réclamons finalement ce qui n’est qu’un droit, que nous cherchons à entraver l’action du gouvernement !

Ce n’est ni sérieux, ni conforme à la vérité.

(À suivre.)

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

Les commentaires sont fermées.