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Budget public : l’Etat explore de nouvelles sources de financement

Budget public : l’Etat explore de nouvelles sources de financement

L’Etat malgache s’ouvre à d’autres sources de financement dans le cadre de la concrétisation du Plan émergence Madagascar (Pem), a fait savoir le ministre de l’Economie et des finances, Richard Randriamandranto durant le lancement officiel de la conférence régionale budgétaire, hier à Morondava.

La dette publique de Madagascar, majoritairement concessionnelle (65%) fait partie de ses points forts sur la scène internationale. Mais l’Etat compte s’ouvrir un peu plus aux prêts non-concessionnels pour pouvoir financer les ambitieux projets dans le Pem qui sera mis en œuvre jusqu’en 2023. « Il est toutefois impératif de rester prudent », a précisé le grand argentier, en poursuivant que « Les bailleurs de fonds traditionnels comme la banque mondiale ou encore la banque africaine de développement ont déjà affiché leur volonté de soutenir l’Etat malgache dans la réalisation de ces projets. Mais nous procèderons également à des prêts semi-concessionnels avec un taux d’intérêt avoisinant les 2% pour pouvoir concrétiser les projets d’investissements annoncés récemment ». Richard Randriaman­danto a annoncé, entre autres, une collaboration avec le Fonds arabe des investissements, et également un partenariat avec des pays du Moyen-Orient, européens et africains.

Le ministre de l’Economie et des finances a également avancé que Madagascar ne fait plus partie des pays fragiles institutionnellement, au vu de ses Partenaires techniques et financiers (PTF). « Le dernier rapport sur les analyses de risques du pays réalisées par Coface classe Madagascar dans la catégorie C cette année, si nous étions encore dans la catégorie D auparavant ».

Un taux de croissance de 7% prévu en 2023

Cette ouverture à d’autres financements contribuera à réaliser l’objectif du régime actuel d’atteindre un taux de croissance économique de 7% d’ici l’année 2023. Pour cette année, l’Etat prévoit d’atteindre un taux de croissance économique de 5,5%, puis 6% en 2021. Parallèlement, le PIB par habitant de 533 dollars  actuellement devrait atteindre les 565,9 dollars par habitant cette année ; et 674,2  vers l’échéance du Pem, c’est-à-dire en 2023. « La croissance doit être inclusive et partagée», à en croire Richard Randriamandranto. Ce dernier a avancé que « Cer­tains partenaires sont plutôt sceptiques quant à la réalisation de ce défi ambitieux. Mais avec l’augmentation des ressources internes et l’ouverture à d’autres sources de financement, nous pourrions atteindre ces objectifs ».

L’Etat se lance également dans une nouvelle organisation dans l’élaboration de son budget annuel. Le lancement de la conférence régionale budgétaire à Morondava en fait partie.  Si auparavant, l’élaboration du budget se fait uniquement dans la capitale. On a constaté que cette pratique ne permet pas d’identifier réellement les besoins des Co­llectivités territoriales dé­cen­tralisées. « Voilà pourquoi, nous prévoyons d’organiser la conférence budgétaire dans les vingt-deux régions », a conclu le ministre de l’Economie et des finances.

Riana R.

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