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Madagascar il y a 100 ans

Nous continuerons (2)

 

(Suite et fin.)

En retardant jusqu’aux extrêmes limites les décisions intéressant les réformes réclamées, l’administration s’est privée du bénéfice d’une manifestation de reconnaissance qui n’aurait pas manqué de se produire.

Dans un prochain article inséré sous forme de circulaire, on nous dira, sans doute, pourquoi les solutions attendues par nous sont aussi tardives.

Ce sera une occasion de plus pour prendre à partie, mais avec des formes, nos Chambres consultatives.

En réalité, les Chambres actuelles ont lemême esprit que les Chambres précédentes ; seulementcelles-ci, évoluant, réclament avec raison sans se poser maintenant en solliciteurs.

De deux choses l’une : ou ce qui est demandé par les colons est jugé excessif, intolérable, extravagant, alors qu’on le dise, on verra à réclamer plus loin.

Ou bien ce qu’ils réclament est équitable, conforme aux principes qui nous régissent, qu’on donne alors satisfaction à leurs réclamations.

Les lenteurs prolongées apportées dans le règlement des questions intérieures qui nous intéressent à un si haut pointnous amènent à penser que, décidément, il nous faut, en France, un ou plusieurs mandataires faisant contrepoids à l’omnipotence administrative.

La meilleure forme que nous puissions adopter est l’attribution pour la colonie de délégués au Conseil supérieur des Colonies.

Sans doute, ce conseil joue très peu en tant que conseil, mais chacun de ses membres agit auprès du ministre, dont le cabinet lui est facilement accessible.

Madagascar, par son importance, non pas au point de vue de son étendue, mais bien de son importance économique, de ses ressources multiples, dont le développement se manifestera quand la colonie sera dotée de moyens de transport qui lui font encore actuellement défaut, devrait se voir attribuer deux délégués. De ces deux délégués, l’un devrait être un parlementaire à courant des choses coloniales, l’autre, recherché parmi les hommes qui connaissent déjà les affaires de la colonie pour y avoir été mêlés ; enfin, y avoir des intérêts, ce qui est la meilleure façon de connaître ce pays. Nous reviendrons d’ailleurs sur cette question, qui ne tardera pas à devenir une question d’actualité.

La Tribune de Madagascar

www.bibliothequemalgache.com

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