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« Peur, on a » virus

« Peur, on a » virus

Le malheur des uns fait, dit-on, le bonheur des autres, et vice-versa. Cela étant, dans un contexte pareil de mondialisation où les échanges commerciaux et mouvements de personnes sont légion, le malheur des uns peut aussi faire celui des autres. En l’occurrence lorsqu’on parle de cette épidémie de Coronavirus qui s’est déclarée en Chine.

Même l’insularité d’un pays peut ne pas s’avérer nécessairement salutaire à ce niveau. A preuve, des îles de l’océan Indien telles que La Réunion ou Maurice sont déjà sur le pied de guerre. La première parce que quelques cas sont déjà apparus en France métropolitaine, la seconde parce que de nombreux voyageurs y viennent directement de la Chine, et même de la ville du Wuhan. Bref, les autorités sanitaires de ces îles sœurs ont adopté toute une batterie de mesures préventives dont des campagnes d’information, recours à des tests de diagnostic rapide, placement en quarantaine…

Pour la Grande île, par crainte certainement que la maladie ne fasse son entrée, des voix s’élèvent notamment sur les réseaux sociaux pour dénoncer la légèreté du dispositif mis en place jusqu’à présent. Effectivement, le virus de la peur s’installe insidieusement parmi la population notamment en raison du flux de voyageurs à Madagascar. D’autant que le cap des 100 décès a d’ores et déjà été dépassé et que le Coronavirus s’est exporté dans une douzaine d’autres pays d’Asie, Australie, Europe et Amérique du Nord.

Sans verser dans l’alarmisme et même si l’Organisation mondiale de la Santé ne s’est encore prononcée pour une quelconque restriction, on gagnerait certainement à ne jamais relâcher de vigilance, voire à renforcer la surveillance aux frontières. En l’occurrence, est-on parfaitement préparé en termes d’infrastructures de mise en quarantaine, de prise en charge et de traitement si jamais des cas suspects étaient découverts ? Tout le personnel de veille sanitaire qui opère dans les aéroports est-il sensible à l’importance de la question ? Car, pour sûr, une seule erreur ou négligence (volontaire ou non) peut être très lourde de conséquences.

Maintenant que l’on peut encore se réjouir que la maladie n’ait pas encore débarqué sur la Grande île, l’adage « mieux vaut prévenir que guérir » prend tout son sens. Et pour cause,  la gestion d’une telle épidémie risque d’être très compliquée dans un pays qui, chaque année, est déjà tenaillé par la peur de fléaux comme la peste, ou encore l’apparition épisodique de nombreux cas de rougeole…

N.R.

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