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Pêche illégale, non déclarée et non réglementée : renforcer le partage d’informations dans la lutte

Une réunion entre le ministère en charge de la pêche (Maep) et des institutions réglementant la pêche à Madagascar a débuté hier et durera trois jours, à l’hôtel Havana Resort Ambohidahy. La pêche illégale est plus courante là où les mesures de gouvernance régissant la gestion des pêches sont les plus faibles. Les pays insulaires comme Madagascar sont les plus durement touchés.  D’où l’initiative de procéder à cette agrégation pour renforcer le partage des informations et décider des mesures nécessaires contre les opérateurs illégaux.

Les estimations de l’Or­ganisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) parlent du fait que la pêche INN pratiquée dans les eaux côtières de l’Afrique subsaharienne rapporte un milliard de dollars par an. Pour le bassin du sud-ouest de l’Océan In­dien, ce pillage représente 400 millions de dollars à la première vente.

Depuis des années, Ma­da­gascar a combattu contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). En cherchant à renforcer davantage cette lutte, le pays a adhéré à l’Accord sur les mesures du ressort de l’Etat du port (Amep), le 27 mars 2017. Cel­le-ci vise à lutter contre la pêche illégale, non déclarée et non réglementée.

C’est à travers une perspective de renforcement de partage des informations que les acteurs du secteur de la pêche se réunissent autour de l’Atelier national inter institutions pour la mise en œuvre de l’Amep et de décider des mesures nécessaires contre les opérateurs illégaux.

L’accord AMEP

Désiré Tilahy, secrétaire général du ministère de l’Agri­­culture, de l’élevage et de la pêche (Maep), a indiqué que «Cet accord signé mérite désormais d’être appliqué de manière généralisée». En effet, parmi les principales dispositions de l’accord, quatre d’entre elles touchent notamment la Gran­de île.

Tout d’abord, l’accord a une portée mondiale et s’applique à tout navire étranger demandant à entrer dans l’un des ports désignés, à savoir Antsiranana, Toamasina, Ehoala, Toliara et Mahajan­ga. Cela d’une manière trans­parente, équitable, non discriminatoire et compatible avec le droit international.

L’accord définit clairement les conditions d’entrée et l’utilisation des ports pour le débarquement, le transbordement, la transformation du poisson qui n’a pas été débarqué antérieurement et les autres services portuaires comme le carénage.

Concernant l’intégration et la coordination de sa mise en œuvre au niveau national, chaque pays prend des me­sures pour assurer l’échange d’informations entre les or­ganismes nationaux compétents et coordonner les activités de ces organismes.

Pour les besoins des pays en développement, l’accord stipule l’assistance directe ou indirecte par la FAO ou les organisations régionales et internationales appropriées en matière de renforcement des capacités et d’instruments juridiques permettant d’appliquer les mesures du ressort de l’Etat du port.

 

Arh.

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