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Projet Fy Vary : Phase de test pour la technique P-dipping

Projet Fy Vary : Phase de test pour la technique P-dipping

La P-dipping est une technique de fertilisation des systèmes de riziculture de bas-fond et irrigués. Elle consiste à imprégner les jeunes touffes de riz dans un mélange composé de boue, d’eau et d’engrais phosphaté juste avant le repiquage. Une activité intégrante du projet Fy Vary, la P-dipping est aujourd’hui en phase de test à Behenjy, de la région Vakinankaratra.

Le ministère en charge de l’Agriculture (MAEP) a mené les expérimentations sur la technique P-dipping, en partenariat avec le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (Fofifa), le Laboratoire de radio isotope (LRI) et l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica).

L’idée est de réduire significativement la quantité d’engrais utilisée par le riziculteur, soit jusqu’au tiers, tout en augmentant la production rizicole. « La technique est simple : imprégner durant 30 mn environ les racines des jeunes touffes de riz dans un mélange composé de boue, d’eau et d’engrais phosphaté juste avant le repiquage », a expliqué Bruce Andrianarihaja, chercheur du LRI.

D’après Njato Rakotoarison du département de la recherche rizicole à la Fofifa et responsable des activités de Fy Vary, « Si un riziculteur a l’habitude d’utiliser 1,5 kg d’engrais pour 100 m2 de rizière, il n’utilise que 0,5 kg d’engrais avec la technique P-dipping. Tous les engrais contenant du phosphore tels que le triple super phosphate (TPS), le diammonium phosphate (DAP) et le NPK peuvent être utilisés avec la technique P-dipping. Toutes les variétés de riz peuvent être utilisées ».

Rendement ?

« Avec la technique P-dipping, le rendement pourrait augmenter de 60% par rapport à l’utilisation d’engrais de façon habituelle (engrais semé directement dans les champs). Et pour ceux qui adoptent la riziculture paysanne (sans engrais), le rendement pourrait s’accroître à 170% avec l’adoption de la P-dipping. Aussi, le cycle de culture peut être réduit à 145 ou 150 jours avec la P-dipping contre 165 jours avec les techniques standards de culture », a indiqué en outre le technicien de la Fofifa.

Et Jean Robert Raveloson, riziculteur de Behenjy qui expérimente la technique le confirme : « Avant, je n’avais pas utilisé d’engrais et obtenu un rendement de huit sacs en moyenne. En utilisant de l’engrais et avec la P-dipping, j’arrive à obtenir jusqu’à 12 sacs de paddy. Certes cela engendre des dépenses supplémentaires, mais je peux dire que cela en vaut la peine ! ».

« Le projet a débuté avec des tests auprès des riziculteurs partenaires de Behenjy depuis deux ans. Cette année, nous avons commencé à vulgariser la technique comme à Antsirabe, Ankazomiriotra, Ambohibary… Dans les expérimentations, nous essayons encore les types de terre où cette technique est la plus efficace et cela prend encore du temps », a indiqué en outre Njato Rakotoarison.

Les techniciens de terrain engagés dans ces tests expérimentent actuellement l’utilisation de la P-dipping avec diverses variétés de riz.

Arh.

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