Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Mercredi ! École buissonnière

À l’épreuve de l’adversité des éléments

Face à l’animosité des adversaires

Le désormais maire d’Antananarivo entame son mandat dans des conditions que l’on ne saurait qualifier de favorables, pas de quoi pourtant à entamer sa détermination, étonnamment même ces circonstances ne changent en rien la foi de la population qui , entre ceux qui se sont abstenus, ceux qui ont voté pour d’autres candidats et ceux qui lui ont accordé leurs suffrages, forme une majorité informelle à croire et à attendre que Naina Andriantsitohaina réussisse les transformations pour lesquelles non seulement il a pris des engagements mais a donné à ces engagements un caractère sacré par le serment du velirano. Ça fait une satanée différence d’avec les bonnes résolutions de tout un chacun en chaque début d’année. On lui aurait presque reproché l’impatience qu’il a manifestée dans les minutes après la proclamation officielle des résultats, alors que l’empressement naturel chez cet homme signifie simplement qu’il n’y a pas de temps à perdre et que de plus les récents déchaînements de la nature ont rappelé une démesure de l’état catastrophique de la ville comme si la population était abandonnée à elle-même dans le désarroi au sein d’une ville sans édile pour administrer, gérer, organiser, entretenir structures et infrastructures…

Nul besoin d’état des lieux

À cette malchance de prendre la succession en des circonstances désagréables à constater, la chance d’avoir le public en témoin de la situation catastrophique dans laquelle les prédécesseurs ont baigné la capitale. Ce qui ne fait consolation ni pour les administrés ni pour le nouveau responsable, au contraire pareille désolation donne la dimension de l’immensité du chantier à entreprendre nécessitant d’envisager cette entreprise de façon rationnelle ne serait-ce que pour rapidement classer d’un côté les urgences à considérer en priorité, de l’autre les projets d’une restructuration pérenne tâche de longue haleine toutefois à traiter toujours avec célérité en conservant leur caractère de faire partie des priorités.
On se doute que la période d’attente des résultats depuis la tenue des élections a sûrement permis à Naina Andriantsitohaina de peaufiner encore plus les plans d’action pour être d’attaque le jour même où il prendra ses fonctions. On l’a peu vu et entendu une fois les élections terminées, même durant la période des fêtes de Noël, de fin d’année et du début de 2020. On aurait pu penser qu’il se reposait du décathlon dont la campagne électorale telle qu’il l’a entreprise a pris la forme, mais tel que l’on le connait cette discrétion cache tout un travail dans l’ombre, autant labeur de mineur que tâche de bénédictin. Gare aux collaborateurs, sans doute mieux avertis que personne, pas de relâche sur le parcours de quatre ans.

Aux seuls bosseurs la chance de réussir une ville agréable

Une fois encore on ne peut que répéter l’inutilité de revenir sur les pénébilités à vivre dans Antananarivo actuellement. Heureusement que l’on aime cette ville sans savoir l’expliquer, et même dans des conditions aussi détestables qu’aujourd’hui on reste attacher à Iarivo en la soupçonnant d’exercer un pouvoir d’ensorceleuse. Ceci étant à vraiment l’aimer on ne saurait se satisfaire de ne la voir qu’avec des yeux de Chimène et de se résigner à fermer les yeux sur les balafres qui la défigurent et sur les blessures dont elle saigne et dont souffre autant la population.

Cet amour pour Tana constitue en fait le dénominateur commun d’une grande partie de la population en partage avec Naina Andriantsitohaina. Envers ou contre chacun, en faveur ou malgré soi, nombreux se retrouvent à lui prêter foi pour redresser la cité afin de la rendre à son état premier de coquette ville agréable à vivre. C’est la carotte qu’il aura à faire miroiter sans préjudice du bâton dont il devra user immanquablement, évidemment à savoir le manier avec un max de modération. Si noble en effet que soit la finalité, la tâche est ingrate.

Un temps de passage désagréable

Avant de parvenir au changement, la population devra elle aussi passer par l’épreuve d’une mue. Revenir à des obligations de discipline ne se fera pas sans grincement et donc sans nécessité de contraintes contre les inerties et les réactions récalcitrantes. Parfois voire souvent, même si on n’en arrive pas à un «marche ou crève» ça ne pourrait qu’être du «marche ou accepte la sanction». Évidemment pour beaucoup d’entre les habitants, (vous comme moi) qui se sont habitués à faire comme bon leur semble, rentrer dans les rangs d’une obéissance citoyenne ne ressemblera pas toujours à une partie de plaisir. Un période pour sensibiliser et pour s’y adapter s’avère indispensable, mais comme tout se présente avec urgence ce temps est compté et rapidement il faudra passer à l’application.

Que de joyeusetés en perspective ! À Monsieur le Maire de mener la danse et de donner la cadence. On ne peut que lui souhaiter beaucoup de courage et que lui promettre de l’accompagner en faisant preuve de bonne volonté.


Léo Raz  
 

Les commentaires sont fermées.