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Madagascar il y a 100 ans

L’effort de Madagascar pendant la guerre (35)

 

(Suite.)

Je vous communique ci-jointe, une lettre reçue avant la guerre, de mon adjudant du 1er malgache, Rainitsimba. Sa famille se composait de sa femme et neuf enfants. Quel Français ne serait fier d’avoir signé pareille lettre ? Dès la déclaration de guerre, il a fait partie du premier bataillon de volontaires qui fut d’abord envoyé en Tunisie, àGabès. De là, il m’écrivait pour réclamer son envoi surle front. Il a combattu pendant trois ans et, envoyé à Madagascar, m’a fait des adieux en m’écrivant qu’il allait dire à ses compatriotes tout ce qu’il avait vu et leur montrer combien la France méritait qu’on meure pour elle.

Ces sentiments ne sont pas isolés. Une compagnie malgache, envoyée en travailleurs devant Laffaux, en avril 1917, m’a demandé à prendre part à l’attaque. Elle s’y est vaillamment conduite.

À l’offensive du 18 juillet, je disposais d’un bataillon malgache qui y a mérité une citation à l’ordre de l’armée. Je pourrais multiplier ces exemples. Ceux-ci suffiront à prouver à ceux qui nous dénient toute aptitude à la colonisation, que si nous sommes malhabiles à exploiter les ressources de nos vaincus d’hier, nous savons du moins gagner leurs cœurs.

C’est là le plus beau titre de gloire des troupes coloniales.

Berdoulat.

*

* *

Messieurs, je m’excuse, auprès de vous, de cette lecture qui vous a paru sans doute un peu fastidieuse. Je désirais, non seulement vous Direce qu’avaient fait nos Malgaches, mais aussi vous montrer un peu de leur âme, de leurs pensées intimes, qui expliquent et font comprendre pourquoi s’est si magnifiquement comportée une race peu guerrière de nature, mais capable de reconnaissance, de fidélité, de dévouement.

Ce résultat fait l’honneur non seulement à nos Malgaches, mais aussi, ainsi que le disait le général Berdoulat dans sa lettre dont je viens vous donner lecture, à l’œuvre et à la puissance colonisatrice de la France.

Il fait honneur également aux gouverneurs qui m’ont précédé dans la grande île et qui ont rendu si facile la tâche de leurs successeurs.

(À suivre.)

Gouverneur général Garbit.

www.bibliothequemalgache.com

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