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Peine capitale

Peine capitale

Le point d’orgue de la semaine aura été les intempéries ayant fait de nombreux dégâts un peu partout dans une capitale à la peine et à la traîne, mais aussi un certain nombre de victimes, avec des morts et des sinistrés.

Et, alors que la Grande île n’en est qu’au début de la saison des pluies et des cyclones, les images de rues entières sous l’eau ou d’éboulements ont littéralement inondé les réseaux sociaux. Certains croient en avoir trouvé les responsables : les autorités communales et celles chargées de l’assainissement ainsi que de l’entretien des infrastructures de la ville qui ploie sous les ordures. Il y a peut-être du vrai dans le raisonnement, mais un des plus grands problèmes de la capitale est le laisser-aller des uns et des autres. A preuve et fort heureusement, parmi certains Tananariviens s’opère d’ailleurs une véritable prise de conscience quant à l’état de saleté dans laquelle se trouve la ville en ce moment, lorsque les crues générées par le déluge de quelques minutes ont fait émerger des entrailles des canaux d’évacuation toutes les immondices qui y ont été jetées quotidiennement.

Antananarivo, qui fait partie des villes les plus polluées du monde, subit d’autant plus les affres des changements climatiques dès lors que le changement des mentalités n’est pas au rendez-vous.

La capitale a un nouveau maire et, peu importe la couleur politique du nouvel édile, il occupera bel et bien les fonctions de maire et non de magicien en chef. Car, dans cette ville déjà en lambeaux, ce n’est ni lui ni la Commune, ni d’ailleurs les autres organismes centraux, déconcentrés et décentralisés du pays qui pourront y changer quoi que ce soit si chacun persistait dans ses mauvaises habitudes. Mieux vaudrait ne même pas envisager la notion de développement si nous ne pouvons pas encore nous-mêmes assurer le minimum dans nos comportements.

N.R.

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