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Nosy Be : le renouvellement urbain, un enjeu pour le développement du tourisme

Nosy Be : le renouvellement urbain, un enjeu pour le développement du tourisme

Les infrastructures publiques de Nosy Be devraient répondre à la forte croissance touristique. Les acteurs du tourisme de l’île au parfum lancent un appel à l’Etat.

Les acteurs du tourisme de Nosy Be lancent un appel à l’Etat pour la réhabilitation, voire l’extension des infrastructures urbaines, de la principale destination touristique à Mad­gascar. Les infrastructures de l’île (routes, voieries et autres équipements) n’arrivent pas répondre à la forte affluence touristique, mais également l’importante augmentation du nombre de la population de Nosy Be, a rapporté Adol­phe Samsi­dine, Président du conseil d’administration (PCA) de l’Office régional du tourisme à Nosy Be (ORTNB).

« Alors que nous menons d’importantes activités de promotion du tourisme à Nosy Be depuis quelques années, nous estimons que les travaux d’entretien de la ville devraient suivre le même rythme afin de préserver cette image paradisiaque qui fait la renommée de Nosy Be ». Pour ce responsable, le renouvellement des infrastructures urbaines à Nosy Be est une nécessité.

Les infrastructures de Nosy Be ont été conçues pour 25.000 habitants. Pour­tant, l’île compte aujourd’hui près de 200.000 habitants, hormis la centaine de milliers de touristes qui y séjournent périodiquement. « Nosy Be connait des embouteillages depuis quel­que temps en raison du mauvais état de la route. Après son arrivée au port, le touriste met dans les 45 minutes pour sortir de la ville alors que le trajet n’a même pas pris un quart d’heure auparavant. Ce genre de situation peut constituer une source d’inconfort pour les touristes », a poursuivi Adolphe Samsi­dine.

Plusieurs sites d’hébergement à formaliser

La forte croissance touristique dans l’île a également fait exploser les activités informelles, essentiellement dans le domaine de l’hébergement. Nosy Be compte près de 3.000 chambres selon les chiffres en date de 2018. Adolphe Samsidine a expliqué en toute franchise que « le nombre de chambres disponibles dans l’île n’arrive pas à suivre les arrivées touristiques, surtout en période de haute saison ».

C’est la raison pour laquelle les sites d’hébergement informels prolifèrent. « Entre juillet et décembre, tous les hôtels sont complets. Des villas privées situées dans le centre-ville et les périphéries accueil­lent des touristes durant cette période. Nous ne pouvons pas intervenir, car le rôle de l’ORTNB se résume à la promotion du tourisme. Voilà pourquoi nous interpellons les autorités concernées pour qu’elles effectuent le suivi et le contrôle des activités touristiques dans l’île », a enchaîné le PCA de l’ORTNB.

Néanmoins, une dizaine d’établissements hôteliers ont reçu une autorisation en 2018 et 2019. Quelques-uns d’entre eux ont déjà commencé la construction. Plusieurs investisseurs présents à Antanana­rivo durant le forum sur le tourisme et le transport à Madagascar (Wave) en no­vembre ont également affiché leur intérêt à s’implanter à Nosy Be.

Riana R.

 

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