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Chronique : mauvaise foi

Après le déluge qui s’est abattu sur la capitale mercredi dernier, on semblait surpris de voir ici et là, c’est-à-dire partout, des bouches d’égout dégorger des bouteilles en plastique et des déchets non identifiés. Comme il pleut régulièrement, surtout pendant la saison des pluies, ce n’était pas la première fois qu’on voyait le contenu de ce qu’on considère comme des poubelles se déverser dans les rues. Ce mercredi-là pourtant, les réactions donnaient à croire que cette grosse averse était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.

En toute mauvaise foi, on s’est d’abord insurgé contre ces gens qui nettoient mal les rues et oublient de curer les bouches d’égout avant de se souvenir que les bouteilles en plastique n’avaient pas atterri loin des bennes à ordures par l’action du saint esprit. La surprise passée et le ciel calmé, on a repris nos activités de plus belle. Et à l’heure du goûter, de la soupe, des brochettes et de la consommation d’alcool qui donne le courage de rentrer chez soi, on jetait de nouveau des bouteilles en plastique, des piques à brochettes, des cannettes de bière et des déchets en tout genre dans les bouches d’égout.

Le lendemain, la boue et les déchets séchaient au soleil et on regardait les employés de la voirie s’affairer avec leurs pelles, leurs balais, leurs soubiques et, pour les mieux équipés, avec leurs brouettes. Comme la pluie de la veille, les employés de la voirie faisaient des tas de déchets à distance régulière les uns des autres, comme des bornes sur les routes nationales, sans doute pour faciliter le travail de ceux qui viendraient ramasser les tas d’ordures. Les ramasseurs sont effectivement venus un peu plus tard.

La répartition des tâches des nettoyeurs paraît tellement bien organisée qu’on ne comprend pas ces rabat-joie qui suggèrent qu’on jette les bouteilles en plastique, les piques à brochettes, les cannettes de bière et les déchets en tout genre dans des contenants appropriés. On salit, ils nettoient. Et si les égouts sont bouchés, c’est la faute à pas de chance et à la saison des pluies.

 

Kemba Ranavela

 

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