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Protégez-le de ses faux-amis

Protégez-le de ses faux-amis

Trônant sur son Saint-Siège le pape François n’en reste pas moins un être humain pétri de chair et de sang. Le geste qu’il a eu en tapotant un tantinet vigoureusement le bras d’une «fidèle» qui agrippait sa manche un peu plus qu’autorisé, ne méritait sûrement pas la volée de bois vert qui a sanctionné cette réaction jugée démesurément violente. La démesure se trouve davantage du côté des aboyeurs en cette occasion, ceux qui sans oser mener une opposition frontale, dans son dos complotent. Des visqueux hostiles et à son engagement pour la protection de la planète, et à ses prêches en faveur des migrants, et à sa tentation de vouloir mettre un frein aux dérives des abus cléricaux, et à ses plaidoiries pour la défense des faibles et démunis, plaidoiries qui poussent parfois la plaisanterie à prendre l’accent d’un réquisitoire contre la dictature du profit, et à ses initiatives de faire le ménage au sein de la Curie, avec la même énergie dont a fait preuve Augias pour nettoyer ses écuries.

Habile stratège autant que rusé tacticien sous des apparences bonhommes, de son dérapage maladroit François a fait une opportunité pour lancer un message en ce début d’année.

Plus qu’à faire preuve d’une simple humilité, qualité certes indispensable pour être un grand homme, François s’est infligé en pénitence l’humiliation de demander pardon publiquement. À identifier sa faute et à la regretter à l’avouer en réparation l’individu s’élève à atteindre la plénitude de sa condition d’être humain. Message clair à l’adresse des puissants qui se sentent vocation de passer pour grands hommes.

Léon Razafitrimo   

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