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Pérégrinations hebdomadaires

Aux bonnes résolutions les bonnes conditions

Pareillement aux vœux que l’on formule aux personnes pour lesquelles on éprouve forte solidarité ou auxquelles on porte grande considération, les résolutions que l’on adopte en début d’année ne trouvent sens qu’à la mesure de leur chance à se réaliser. Comme à la base souhaits et résolutions reposent sur de bonnes intentions il serait dommage de gâcher la sincérité inhérente en y mêlant une part de naïveté et une dose d’absence de réalisme. Concernant les affaires publiques, on risque de faire défaut d’objectivité en souhaitant l’effectivité rapide de grands bouleversements par l’apparition de résultats palpables de si tôt, alors que si cela était on pourrait apprécier un changement dans la méthode de gouvernance et dans la manière d’être des gouvernants. Une transformation due à une opération de changement d’esprit. On sait la mentalité à devoir respect à la discipline fait souvent défaut au sein de la société locale actuelle, cette dérive hypothèque les chances de réussite du pays à sortir la population de l’état de pauvreté. Pour pouvoir exiger du peuple des efforts afin de redresser cette mentalité, les élus que le peuple s’est choisis comme responsables et donc modèles, ont le devoir de donner l’exemple. 2019 a enregistré la constance du premier d’entre les Malgaches pour sensibiliser la population sur la question et pour déclarer une intransigeance à l’endroit de tous les acteurs de la vie publique pour devoir un respect strict des finances publiques. La mise en pratique de cette sévérité a commencé, la poursuite en justice de personnages emblématiques (!) pour servir de signal mais en petit nombre pour convaincre d’une systématisation de cette sévère résolution.

Salubrité de l’air ambiant

Lors des vœux qu’il a formulés en adressant son message de fin d’année à la nation, le président de la République a désigné la pauvreté comme ennemi principal à combattre. Sans accueillir avec scepticisme la vaillance d’une telle déclaration de guerre, dans la succession des échecs de bien d’autres résolutions précédemment, on ne saurait se bercer d’illusion pour en espérer une victoire rapide. Toutefois bien des gens pensent possible d’accorder les cordes des violons de l’espoir au diapason de la détermination d’Andry Rajoelina. Rien n’est acquis, beaucoup reste à faire. Hors de l’idée de se livrer à un quelconque prosélytisme, en parlant des affaires publiques on ne contrevient pas au principe de laïcité souvent ombrageuse par le simple fait de faire référence à des textes «sacrés» de l’une ou l’autre des religions en pratique. En l’espèce l’assainissement à entreprendre dans l’environnement autour des finances publiques renvoie aux scènes où le Christ a chassé du temple marchands et voleurs. Rien à vendre rien à grappiller dans les caisses publiques. 2019 a clôturé l’année sur une note bienveillante, la touche finale pour permettre le fonctionnement de la Haute Cour de Justice, même si avant d’avoir traité un seul dossier cette juridiction laisse déjà transparaître sinon des défauts au moins des limites à devoir être efficace. Mais même avant que ça ne fasse spectacle, le public se rassure à imaginer au banc des accusés une tapotée d’anciens hauts responsables appelés à répondre des petites trahisons et des graves forfaitures qui ont saigné l’état et le pays depuis fort longtemps.
Allant de paire avec ses poursuites les dispositions adoptées par le Chef de l’État pour exiger une grande rigueur dans le traitement du budget de l’état. Ça pourrait s’interpréter de prime abord comme une restriction budgétaire, en réalité un rappel à l’ordre contre la gabegie et les dépenses somptuaires, sans constituer pour autant ni un empêchement à entreprendre les chantiers utiles ni incitation à faire des économies de bouts de chandelle aux dépens des normes de qualité. Afin de renforcer le crédit à toutes ces initiatives reste sans doute à aligner le train de vie de l’état et des barons à son service. Parmi ceux-ci il en est encore quelques capricieux qui confondent au confort auquel ils ont droit un luxe tapageur portant outrage à la politique de rigueur en harmonie avec le niveau de pauvreté à laquelle le Président déclare la guerre.

 

Retour dans les rangs

Si du côté des dirigeants au pouvoir le mot d’ordre est au respect de la discipline et de la loi, condition indispensable pour leur donner autorité à imposer la même chose à l’Administration et à la population, de leur côté les opposants ont devoir de s’y conformer à l’égal. On a noté de leur part quelques tentatives de s’en écarter, mais il semble que les choses rentrent dans l’ordre. Les forces ne s’équilibrent pas pour leur permettre de se hasarder dans des opérations de déstabilisation auxquelles la population n’adhère pas.

La période pour formuler et échanger les vœux a donné l’opportunité tant à Monsieur Ravalomanana qu’à Monsieur Rajaonarimampianina (au chaud à l’extérieur) de battre le ban et l’arrière-ban de ce qui reste de leurs troupes respectives afin de raviver la flamme sans que la possibilité ne leur soit faite de continuer à cacher aux militants que longue sera la route. 2020 s’annonce ainsi pour tous de quel bord que l’on se trouve, une année de labeur.


Léo Raz                       

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