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Salon des mines de Madagascar : la réforme du code minier au menu

Salon des mines de Madagascar : la réforme du code minier au menu

« Pourquoi la pauvreté persiste-t-elle dans les zones où sont menés des projets miniers ? » Une question que le Premier ministre Christian Ntsay a soulevée hier, au Mining business center (MBC) Mamory Ivato, à l’occasion de l’ouverture du Salon des mines de Madagascar.

Pour le chef du gouvernement, les réponses et les solutions se trouveraient dans l’avant-projet de loi portant sur le code minier. D’après Christian Ntsay, la réforme tourne autour de trois points essentiels, à savoir, la participation de l’État dans les projets d’exploitation, l’intérêt des exploitants ou des investisseurs, l’impact des investissements dans les zones d’exploitations.

En se référant à l’affaire Qit Madagascar Minerals (QMM), le chef du gouvernement juge inéquitable et inacceptable le fait qu’une compagnie minière opérant depuis une vingtaine d’années déclare être au bord de la faillite et ce, malgré les produits déjà exportés. «Nous devons prendre des leçons du passé. Nous de­vons définir les intérêts de l’État, de l’investisseur et surtout de la population dans un projet d’exploitation. D’où la nécessité de bien détailler le processus avec la refonte du code minier actuellement en vi­gueur», a-t-il indiqué.

C’était vers mi-novembre que le gouvernement a de­mandé un audit financier à l’endroit de QMM, société dans laquelle l’État détient 20% d’actions. En effet, le gouvernement doit débourser 77 millions de dollars à la société Rio Tinto pour les deux opérations de recapitalisation de la société QIT Madagascar Minerals (QMM) menées en 2012 et 2015. 16 autres millions de dollars sont également nécessaires si une troisième recapitalisation devait se tenir.

Au sujet du projet Base Toliara, actuellement en sus­pension provisoire, le Pre­mier ministre a expliqué que «L’étude d’impact environnemental et social n’est pas encore bouclée».

Consultations sur le code minier

Un forum sur la réforme du code minier se tiendra en marge de ce salon, ce jour. «Le ministère dans sa dé­marche inclusive et participative tient à entendre la voix de toutes les parties prenantes et à les inclure dans le processus d’amélioration du cadre légal du

secteur minier. L’Etat tient énormément à ces ressources naturelles non renouvelables tout en mettant au profit des activités minières un environnement incitatif et sécurisant», a indiqué Fidiniavo Ravokatra, ministre des Mi­nes et des ressources stratégiques (MMRS).

Le ministre a souligné qu’ «À travers ce salon, le ministère voudrait offrir à ceux qui en ont besoin des opportunités de rencontres, de formalisation et de commerce ainsi que d’échanges d’informations». Outre le sujet brulant du code minier, le tout nouveau concept de «Lithothèque» et la «Galerie, mines et pierres de Mada­gascar» ont été présentées. Une foire aux pierres, d’où la vente exposition de pierres et bijoux se tient également sur les lieux.

Arh.

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