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Manifestations estudiantines : deux blessés et une dizaine d’arrestations

Manifestations estudiantines : deux blessés et une dizaine d’arrestations

Les étudiants de toutes les écoles et facultés ont exprimé leur ras-le-bol, concernant la situation qui prévaut actuellement à l’Université d’Antananarivo, à travers une grande manifestation à Ambohipo. Ce mouvement a entrainé un sérieux affrontement entre les éléments des forces de l’ordre et les manifestants.

Vive tension. Après celle organisée avant-hier par les étudiants de l’ENS Ampefiloha, les manifestations des étudiants se sont poursuivies à An­katso et à la Cité universitaire d’Ambohipo. Elles ont engendré une véritable échauffourée tout au long de la journée d’hier, durant laquelle les deux parties s’échangeaient des jets de pierre et des coups de gaz lacrymogène. Les grévistes se sont montrés très violents et ils ont bloqué la circulation à l’entrée de l’université et au campus du Cité d’Ambo­hipo en brulant des pneus sur les chaussées. Les forces de l’ordre ont dû recours à l’usage de balles à blanc pour les disperser. Du coup, deux étudiants ont été blessés et douze autres arrêtés. La traque des manifestants s’est poursuivie jusqu’aux enceintes de l’université et de la cité estudiantine, re­mettant en cause la franchise universitaire qui, d’après des sources informées, a été levée durant cette échauffourée.

Au moins trois revendications

D’après les explications des présidents d’associations pédagogiques des étudiants, trois revendications sont à l’origine de ce mouvement : «la reprise des cours suspendus depuis quatre mois à cause de la grève des enseignants, la résolution des problèmes de retard du paiement des bourses d’études et la reprise des mini-mémoires pour l’obtention du diplôme de licence que le ministère de tutelle vient de supprimer». Quant aux oc­cupants des cités universitaires, ils ont manifesté leur refus face au projet d’assainissement des logements.

La détermination des forces de l’ordre à mettre fin à ces manifestations estudiantines n’a pas impressionné les manifestants qui se montraient encore plus agressifs suite à la blessure et l’arrestation de leurs collègues. «Nous n’avons pas l’intention d’abandonner, la lutte va s’amplifier davantage dans les jours qui viennent tant que nos revendications ne soient pas satisfaites. Nous exigeons des responsables compétents qu’ils prennent en charge les frais de soins des étudiants blessés et qu’ils relâchent nos amis qui viennent d’être arrêtés avant demain matin (ndlr : avant ce jour)», ont-ils fait entendre.

Pour apaiser les ten­sions­, le Premier ministre Christian Ntsay a annoncé hier lors d’une rencontre avec la presse, «le paiement des arriérés de bourses d’études des étudiants des six universités avant la fin de l’année. Pour les autres revendications, le ministère de tutelle est déjà à pied d’œuvre pour trouver des solutions.»

 

Fahranarison

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