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Projet de texte sur la lutte contre les violences basées sur le genre : les députés se font désirer 

Projet de texte sur la lutte contre les violences basées sur le genre : les députés se font désirer 

Alors que la rencontre entre les députés et le Gouvernement semble avoir été plus ou moins cordiale, hier, dans les coulisses, les pressions se sont accentuées.  En contrepartie de certains avantages, les élus de Tsimbazaza ont mis en balance l’examen de certains projets de loi, qui pourtant sont indispensables à la vie de la nation. 

Pression déguisée ?  Déjà les députés ont verrouillé la publication des informations issues des débats à huis clos, à travers le projet de loi portant Code de la communication médiatisée, pourtant défendu par l’Exécutif. Et maintenant, ils se font désirer pour examiner le projet de texte sur la lutte contre les violences basées sur le genre. Prévue pour hier, l’examen du projet a été reporté sine die.

Selon des indiscrétions, les députés font du chantage à l’Exécutif dans le dessein d’obtenir des voitures tout-terrain, de voir leurs salaires revus à la hausse, tout comme l’enveloppe destinée au Comité local de développement (CLD). Les élus entendent par ailleurs piloter eux-mêmes cette structure au détriment des représentants de l’Etat et des élus communaux. Pour ce faire, certains vont même jusqu’à passer outre les disciplines régissant leur formation politique.

Lutte contre l’impunité

Cependant, les femmes et enfants sont les premiers concernés par ce projet de loi. L’objectif est de mettre un terme aux violences basées sur le genre. Il est inconcevable que des élus ne soient toutefois pas pressés d’examiner ce texte dont la teneur constitue une avancée majeure en matière d’égalité.

A titre d’illustration, l’article 8 du projet de loi stipule que «La pratique sexuelle contre nature sur la personne d’autrui, par violence, con­trainte ou menace, est punie de deux à cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de deux à quatre millions ariary».

Ce projet permet à la fois de garantir la sécurité des biens et des personnes et de lutter contre l’impunité. Le fait de s’opposer à son adoption signifie une complicité inquiétante. D’ailleurs, les députés ont été élus pour suivre la Politique générale de l’Etat (PGE) dont l’objectif est de mettre en place des réformes nécessaires pour l’émergence et le bien-être de la population.

Et, contrairement aux désinformations qui circulent au niveau de la Chambre basse, le projet de texte ne mentionne nullement la promotion des LGBT et aucune référence au terme homosexuel. Il s’agit purement et simplement d’une volonté de mettre fin à l’impunité face à ce fléau qui prend de plus en plus de l’ampleur.

Rakoto

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