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Affaire Ambohimahamasina : 10 ans de prison pour Claudine R.

Affaire Ambohimahamasina : 10 ans de prison pour Claudine R.

10 ans de prison. C’est la peine prononcée par les juges auprès du Pôle anti-corruption (Pac) pour la femme d’affaires, Claudine Razaimamonjy. Quelques complices de cette femme d’affaires écopent également d’une peine plus ou mois égale à la sienne.

Le dossier concerne un détournement de de­niers publics dans la commune d’Ambohimaha­masina, d’une valeur de 350 millions ariary pour la réhabilitation d’un bâtiment public. Cette affaire remonte à 2014 et met en cause l’opératrice économique, Clau­dine Ra­zaimamonjy, con­dam­née à 10 ans de prison, ainsi que d’autres personnalités, à l’instar du maire de l’époque de la commune. Celui-ci est, quant à lui, condamné à 6 ans de prison. Deux autres complices ont également été con­damnés à 10 ans de prison.

Il s’agit de la première condamnation de la femme d’affaires, placée sous mandat de dépôt dans la prison pour femmes à Manjakan­driana depuis 2018. Toute­fois, d’autres dossiers attendent encore Claudine Razai­mamonjy, pour ne citer que celui d’un autre détournement de fonds et favoritisme dans la région Matsiatra Ambony. Cette fois, le montant du préjudice est estimé à 18 milliards ariary. Dans cette affaire, des respon­sables au­près du ministère des Finan­ces sont impliqués.

Cette condamnation a été très attendue vu les circonstances de son arrestation et de sa détention. Claudine Ra­zaimamonjy n’a pas daigné répondre à toutes les convocations qui lui ont été adressées mais a finalement été arrêtée à Mahamasina à sa sortie du stade. Celle-ci aurait toujours compté sur le soutien de l’ancien régime Rajao­narimampianina. Placée sous mandat de dépôt, elle a par la suite obtenu une évacuation sanitaire pour l’île Maurice.

Cet épisode a provoqué la polémique au sein de l’échiquier politique et judiciaire. A noter que l’affaire Ambohi­ma­hamasina met également en cause d’autres dirigeants, à l’instar d’un ancien chef du Gouvernement. Le dossier de celui-ci reste cependant du ressort de la Haute cour de justice (HCJ).

 

Tahina Navalona

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