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Madagascar il y a 100 ans

L’effort de Madagascar pendant la guerre (7)

 

(Suite.)

Contributions particulières

Je mentionnerai, en première ligne, la souscription des ambulances coloniales : la part de Madagascar est de 5 248 000 francs (ce qui donne le chiffre énorme de 1 fr. 50 par habitant).

Les Européens, colons, fonctionnaires, donnèrent largement. Les premiers apportèrent mensuellement une part de leurs bénéfices ou de leurs appointements. Quant aux seconds, ils décidèrent, en dehors des contributions exceptionnelles, d’abandonner mensuellement, au profit de la souscription, une journée de leur traitement, de leur supplément colonial et de leurs frais de représentation.

Mais il convient de signaler d’une façon toute particulièrela générosité dont firent preuve les indigènes, bien que généralement peu fortunés.

Lorsque parvint la nouvelle du premier Malgache tué à l’ennemi, les habitants du village où résidait à ce moment son père (Maevatanana) édifièrent, en son honneur, une « pierre levée » et, pour commémorer cet événement, glorieux pour Madagascar, ils ouvrirent une souscription spéciale et m’envoyèrent, immédiatement, une somme de 100 000 francs pour être versée aux ambulances coloniales, en même temps qu’ils adressaient 20 000 francs au général commandant supérieur des troupes pour l’œuvre de la Croix-Rouge française.

Mais, en dehors de cette souscription principale, il faut citer les nombreuses « journées », celle du 75, celle des orphelins, celle des mutilés de la guerre, la journée Galliéni, etc., qui produisirent chacunedeux à trois cent mille francs de recettes. Les Malgaches apportèrent chaque fois leur concours le plus enthousiaste, et les « ramatoas » (femmes indigènes), dans la vente des insignes, rivalisèrent de zèle et de grâce, à la fois délicate et indiscrète, avec les femmes françaises qu’elles s’efforçaient de prendre pour modèle.

Je dois citer encore les œuvres nombreuses pour lesquelles toutes les bourses s’ouvrirent largement, notamment deux d’entre elles, qui donnèrent des résultats exceptionnellement brillants et qui font le plus grand honneur aux dames qui les dirigèrent avec tant de dévouement, dont Mme Gautheron, femme du général commandant supérieur des troupes, pour la Croix-Rouge, et Mme Girod, femme du directeur des Travaux publics, pour l’œuvre de l’Automobile-Club.

(À suivre.)

Gouverneur général Garbit.

www.bibliothequemalgache.com

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