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Ravalomanana et le Tim: de l’obstination pour une 2002 bis ?

Ravalomanana et le Tim: de l’obstination pour une 2002 bis ?

 

 L’ancien président Marc Ravalomanana et son équipe tentent par tous les moyens un baroud d’honneur. Une stratégie qu’ils ont déjà adoptée pour déclencher la crise politique de 2002.

Depuis quelques jours, l’ancien président Marc Ravalomanana et le parti Tiako i Madagasikara (Tim) procèdent à une campagne visant à souiller l’image de l’administration électorale, à la suite des dernières élections communales. L’idée serait de créer une atmosphère de crise postélectorale, du même type que celui de l’élection présidentielle de 2002 qui a permis au fondateur du Tim d’accéder au pouvoir.

Ils ont déjà retenté le coup après la sortie du résultat du premier tour de la présidentielle de 2018 en organisant une manifestation au parvis de l’Hôtel de ville Analakely, mais ça n’a pas abouti. Décidément, l’ancien exilé d’Afrique du Sud s’accroche toujours à cette idée et compte sur les Tananariviens pour y parvenir. Ce serait dans cet objectif qu’ils prévoient de reprendre leur manifestation à la place Magro comme l’a affirmé l’un des élus du parti il y a quelques jours.

Contestation des résultats

Cette intention du Tim à créer une atmosphère de crise postélectorale a été déjà prévisible avant même la tenue des élections communales. La non-signature de la charte « Teny ierana » pour les candidats aux communales du 27 novembre témoignait déjà de sa mauvaise volonté. En effet, la signature de cette charte signifiait avant tout l’engagement des candidats et de leur parti à accepter le résultat des élections, que ce soit en leur faveur ou pas.

Mais le Tim et Marc Ravalomanana ont oublié quelques détails. Outre le fait de se tromper d’époque, ils oublient que le contexte ne joue plus en leur faveur. Tout d’abord, la population a déjà fait entendre depuis quelques années qu’elle ne veut plus d’une autre crise politique. Ensuite, sur l’échiquier politique actuel, le parti Tim n’est plus en position de force, surtout à Antananarivo, longtemps considéré comme son fief. Les résultats durant la présidentielle de 2018, les dernières législatives et la tendance des communales le démontrent.

Tsilaviny Randriamanga

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